‹ Œuvres complètes de Fléchier, avec une notice du discours préliminaire sur la vie et les ouvrages de ce célèbre orateurChapitre 183 sur 292 · LETTRE CXLVIII · texte numérisé non relu

LETTRE CXLVIII

n CIVILITE ET DB PIBlî A LA H^XB.

Nous vous envoyons ^ ma chère fille , puisque vous voulez bien que je vous donne ce nom , dont j ai déjà l'amitié depuis long-temps , le père Roussi , jésuite , votre prédicateur et le nôtre. Il me parait qu'il va vous voir aussi volontiers que vous le verrez. Il vous dira que , dans les entretiens qu!il peut avoir avec moi , il est toujours fait quelque agréable et honnête mention de vous , et que c'est par ces sortes de conversations que je me délasse du soin d'une infinité d'affaires plus embarrassantes que difficiles. Je m'imagine que madame de La Lande et vous avez fait le projet de ce pèlerinage de dévotion que ce bon père va faire à Alais , où il prendra la direction de vos innocentes consciences durant le cours de cette sainte semaine. Ne vous prendra-t-il jamais envie aussi aux solennités de ce pays-ci ? Il y a des prédicateurs et des directeurs qui auraient grand soin de votre âme. Je vous prié du moins de dire à Dieu quelque chose

DE FLÉCHIER. 2l3

de moi dans vos prières , surtout dans ces prières du cœur qui se font avec affection , et qui sont presque toujours exaucées. Je ferai mes vœux de mon côté pour tout ce que je sais que vous désirez , et tels qu il convient à une fille comme vous et à un père comme moi , qui est votre, etc.

A Nisjnei, oe a6 mars 1706.

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