LETTRE CLXXIV
DK P1BTB A LA BOSCH AKGBLIQUS DD SAIffT-ESPaiT.
Le père Picot , votre provincial , ma chère sœur , m'a rendu votre lettre , §t m'a fort consolé par tout le bien qu'il jn a dit de vojas. Vous ue m'en dites pas tant vous-même , soit que vous vous défiez de votre vertu , vous sentant imparfaite , soit que vous vouliez me la cacher, étant humble comme vous devez Télre. Je m'ennuyois, il est vrai, de ne point recevoir de vos noiiyelles. Vous savez l'intérêt que j'ai toujours )utsà tout ce qui vous regardoit, et vous ne devez pas douter que je n'en prenne encore plus à tout ce qui vous sanctifie, votre 'sahit m'étant encore plus cher «que votre satisfaction. J'ai toujours demandé à Dieu quil vous fit oublier le monde, qu'il vous inspirât ce que vous deviezfaire pdtir lui, qu'il vous fortifiât dans votre vocation , et qu'il vous conduisit dans ses voies avec beaucoup de douceur et de paix. C'est ce repos que je vous souhaite sur toutes choses, étant plus que personne du )non46» ma très -chère sœur, tout à vous, etc.
A Nismesy ce 30 jain 1707.
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