‹ Œuvres complètes de Fléchier, avec une notice du discours préliminaire sur la vie et les ouvrages de ce célèbre orateurChapitre 220 sur 292 · LETTRE CXCVII · texte numérisé non relu

LETTRE CXCVII

8um vv ntocBs or il ivoit bts coiiDAimt 1 tovlovse ,

A V- X AABB DB Ql....

VoQs saves , monsiettr ^ l'aversion que j'ai touiburs eue pour les procès. Je les rivois heyreusement évités jusqu'ici , ayant <l'jûUeurs des ocoiipatioas phis (Ctmveiiables à mon miaistère et à moa hument. U a fallu

a68 LETTRES

qoe j'aie Iréavé un homme qui, sans honnételé, sans raison » sans intérêt ni avantage pour sa Gaofie, étant mon diocésain • veut me faire conduire à la vufi de tout mon diocèse , au travers d'une foule de plaideurs , pour jurer sur une chose dont il sait bien que je n'ai aucune connoissance , et qui n'a rien de commun avec le fond de Faffaire de laquelle je ne me suis point mêlé jusqu'alqrs ; et qu'il se trouvât des ^9^. gens qui le soutiennent. Cette affectation de m'atlirer à l'audience, cet appel de l'offre que le juge fiiit de venir recevoir le senMnt de son évoque , après mille sortes de chicanes précédentes , cette variation de moyens par laquelle il se vante d'avoir rendu le pfirlemeni juge et partie. Déméritaient guère d'être approuvés. Je ne coanoi3SO» pê» encore toutes les raisons que Jésus-Christ et saint Paul ont eues de noiis défendre d^ plaider. S'il n'eût été question que de mon intérêt ou de mon hoi;neor particuliers, je les aurois sacrifiés à mon repos ,çt messieurs de Toulouse n'auroient pas eu la peine de me juger et de se partager leur jugement. Si ma partie, gardant quelque bienséance pour la dignité , m'eut proposé d'aller dans la maison du juge , je ne sais si je n'aurais pas doucement et saiis bruit acquiescé à sa demande , quoique contraire aux'exfmples de mes prédécesseurs. Mais c'est la dignité commune qu'il vouloit avith* dans la mienne , peut-être sans y penser. On dit que les évêques ont trop d'autorité. Ils n'en ont pas trop s'ils en usent bien ; et ce n'est jamais une raison de éroit , moins encore de religion , de vouloir

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les abaisser comioteiéyéques. Quoi qu^ii en soit, il faut prendre patience. J*ai d'abord pensé comme vous qu'il falloit loat laisser là , et vous en revenir ici. Mais on m'a cooaeiJlé aussi d'essuyer encore ce second jugement, si vous connoissez qii'il puisse être plus fkvorable , ^tc.

A Tfismes» et 9 nars 1708.

LEtTRE CXCVIII.

COMPUtmHT A MADAME lA PABlltellYB Dl ■AlBBOP, SDR LA PROf S88IOZI DB SA PILLB AO CALVAlRBi

Je loue Dieu , madame, de la grâce qu'il a faite à notre sainte fille de l'avoir conduite enfin jusqu'au sommet du Calvaire, et d'avoir* accepté, en union de son adorable'^sacrifice , celui qu'elle lui a fait d'ellemême. La voilà professe , c'est-à-dire, au comble de ses souhaits, ne tenant plus a« monde par aucun endroit , et reçue an nombre de ces vierges saintes qui suivent l'Agneau partout où il va. J'ai grande confiance aux prières qu'elle a bien voulu faire pour moi dans ces heureux momens de sa consécration , où le ciel n'avoit rien à lui refuser , ni pour elle , ni pour ses amis. Je prends part à sa joie et à la vôtre. M. l'ëvéque de Saint-Malo parle en saint et sage prélat de l'élévation de M. Desmarets, son frère. Le roi , en le chargeant de l'administration de ses finances, ne poavoit en ce temps-ci lui imposer un plus pesant fardeau.- Il faut fournir de quoi soutenir une

a^O T>ETT&fiS

guerre samgbnte et ruineuse attx dépca» de la rie et de la sabslmcd des peuple» , et se faire une espèce de justice aaufvage d'épuiser lea forces de TÉtat pour le défendre, et d'affliger iès riches^ et les pauvre» par des lois dures, quoique Qécessaîre& Ou est à plaindre dans ces places, et devant Dieu et devant les hommes. Je suis bien aise que monseigneur de Rennes ait le plaisir de voir établir mademoiselle de B... agréablement. Je vous prie de vouloir bien le faire quelquefois souvenir de moi , et surtout de me croire aussi parfaitement que je le suis , madame , votre , etc.

A Nûiiies, C9 ao mwn 1708.

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