LETTRE CCXIV
DB CIVILITBy A M. MABOUL; ROMMB KVBQCB D^LBT , 5CR VNB DB SBS 0RAIS02TS FUBBBRBS.
Monseigneur,
M. l'abbé Guillot ne m'a rien appris sur votre sujet dont je ne fusse déjà bien persuadé , quand il m'a écrit
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du bien de vous ; il vous a fait moins d^honneur qu'il ne s'en est fiiit à lui-màaie , et vons. pouyez lui être obligé de son amitié , mais non pas de mon estime. L'oraison funèbre de madame de Puberland, dont vous avez bien voulu me faire part, ma paru si noble dans ses sentimens, si juste dans ses expressions, si judicieuse dans ses louanges qu*encore que nous l'eussions lue en bonne compagnie aux états de Montpellier, j'ai eu un plaisir nouveau de la relire et d'en faire connoitre ici les beautés que j'y connoissois.
Vous avez donné l'éclat qu'il falloit à des vertus qui d'elles-tnémes n-'étoient pas brillantes. Vous avez tiré de la vie d'une religieuse toute k gloire que la religion pouvoit attirer sur elte; et, cfdoique vous me flattiez d^awir laissé , dans le genre d'écrire, à ceux qui viendront ^près moi quelque bon exemple , je sens bien que je n'ai fait que vouji précéder , et que voos ne pouvez trouver en ^et art de meilleur maitie que vous-même. J'attends avec impatience, monseigneur, la satisfaction de vous voir dans cette province avec M. l'abbé Guillot , votre ami et le mien. Comme je suis le premier de vos confrères sur votre passage, je serai le premier à vous recevoir, et le plus porté à vous témoigner rattachement et le respect avec lequel je suis, monseigneur, votre , etc.
A Nismes, ce la mara 1709.
DE FLÉCHIElt. s85