‹ Œuvres complètes de Fléchier, avec une notice du discours préliminaire sur la vie et les ouvrages de ce célèbre orateurChapitre 265 sur 292 · LETTRE XIX · texte numérisé non relu

LETTRE XIX

Vous êtes accoutumé à me flatter, monsieur, et je suis presque accoutumé à le souffrir. Quoique je ne vous croie pas, je vous écoute volontiers, et le bien que vous me voulez excuse le bien que vous dites def moi. Mon mandement n'a rien d'extraordinaire , et ce qu'il a de bon , c'est qu'il est vrai et convenable au temps. Je vous en dirai davantage en peu de jours. Je isuis, monsieur, entièrement à vous*

A Careirac , ce 26 , 1 706.

AU U^HB.

Je compte, monsieur , sur la sincërîtë des vœux que vous faites pour moi au commencement de celte année. Je recminois bien qu'il n'entre dans votre compliment ni coutume ni bienséance, tout y est inclination et bonne amitié. De mon côté, il n y a non plus qu'estime et reconnoissance. Nous n^avons qu'à prier )è Seigneur que ce commerce dure long -temps, et que nous nous renouvelions encore quelques années, vous, vos souhaits, et moi , mes remercimens. Je suis, monsieur, entièrement à vous.

A Mootp«]lier , ce a jaoTier 1708.

LETTRE XXL

Je n'ai pas répondu , monsieur , k la lettre d'avis que vous m'avez écrite. Les caresses qu'on m'a faites m'ont fait douter de la vérité du discours ^o'on vous a rapporté. Je counois de plus en plus votre zèle pour ce qui me regarde, et je sais qu'il ne faut pas Irop se fieraqx g^ns qui flattent. Je fais mon profit de tout; et , comme je puis me plaipdre des niauvais cœurs, je dois me louer des bons comme le v6tre« Je suis, mon-* sieur, de tout le mien à vous, etc.

A Montpellier, ce i4 (décembre 1707.

DE JPLÉCHIER. Sy I

LETTRE XXU.

AO MBHR.

QaoïQGE voire amitié pour moi, monsieur, soit ancienne et toujours ëgale, je la vois tous les ans renouveler et redoubler avec plaisir lorsque Fannëe recommence. Je connois la sincérité de vos complimens, et je crois ressentir Teificace des vœux que vf)u# faites pour ma conservation. Jevoi;#ei|sais trèsobligé, et ie vous prie d être bien persuadé qu un des soins et des plaisirs de cette vie , dont vous deinandes k Hmx la GO^tiji^iÂtion, sera toujours de vou^ témoâ gner lenyie qu^j'ai qu'elle puisse voMsétre utile* JesuiSi monsieur , à voq^ de tout mon ccsur.

A MoDlpeUicr, ^ y jWoviér 170G.

LETTRE XXUL

AU IIVHB.

J'ai toujours bien compté, monsieur, que toutes les années que nous passerions ensemble se ressembleroient , et que , comme vous n*avez rien à perdre àe mon estime, je ne perdrai rien aussi de votre amitié. J'ai été pourtant bien aise d'apprendre que votre coeur se renoiTV«eUé tous les ans pour moi , et qu'il y a an temps où vous ramassez en un seul tous les vœux que vous a^ez faits pour ma sanotiffealioa et pour ma aanté. Je vMS en miis très««abligë ^ coniismez k Waimer

ainsi, et croyez -moi, moDsiear^ avec une afiècdon particulière entièrement à vous.

A Montpellier y ce 9 janyier 1705.

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