LE TEMPLE DE DIANE
A QUELQUES pas de la fontaine on voit les restes d un temple communément appelé le temple de Diane. Sa forme est carrée, son ordre composite, el la pierre
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dont il est S&jti, la plus propre et la jpluspçfiiQ^ «pâles celtes de sm bâtiâtiens antiqi](es.
. II y avoit deux grandes porjtes ^visses pour Tetiliée des hommes, et deux hautes pcfur. r^tréé des »sù^ maaix qu'on- «conduisoit du ûdté de la mônt&gn&per la descente de deux degrés qui alloient aboutir' eu fond .des guéries, pM)cl|e des autels où ils devoleot élte sacrifiés.
La nef du temple ëtoit ornée de quatorze colonnes rcmdes et de douze niches, dont le fond est sur une ligne droite; VaiBt/A éloit pour la divinité prinCipde. Des douze^icheo dîp serroient à^ loger des statues de petits dieux, si toutefois elles avoieut as^ez*dfenfoQÉBeihetit , et les 'deux de la grande poitç étoiebt appelées les AUMONièREs.ou les hospitauères , parce qu'elles servoient comme de. tronc pour t'ecevoir les aumône des personnes charitables.
Leur froi^pice étoit orné d'un fronton triangulaire , succédant à l'autre qui étoit rond , et toutes les corniches d'alentour étoient dentelées.
L'autel et ses deux côtés sont couverts d'un phfond à parquetage, qui porte sur des piliers carrés et sur des pilastres. Aux deux côtés de l'autel il y a des ouvertures à puits où sont les foyers sacrés , et d'où sortent deux soupiraux ou canons de cheminées par où montoit la fumée d^s victimes que l'on brùloit en Thonneur de la divinité à qui Ton'offiroit des sacrifices. La voûte est ei» forme de tonne avec des saillies , d'espace en espace , • qui tiennent <|i l'ordre rustique. <
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Ooryéà dm pierres crensëe» ea aqâedoés de deoi pieds en laideur sur les morailles qui font Jm longueur do tanple , aussi bien qu'aux deux cât^ de Tautel sf» le dehors de Tédifice.
«Aux deux côtes de la poite il y a des ouTeitures pratiquées dans Tëpaisseur de la muraille , par où pouvoit passer une grande quantité d'eau » ce qni fait croire que ces conduits ne servoient pas senlemeai i faire écouler les eaux de la pluie , mais encore i remplir un résarvoir placé sur la Toute. L'aqnedoc da pont du Gard, ou quelqae antre présentement détruit , portoit là d^ eanx abondantes j dont une partie se distribooit par- des conduits difTérens dans le tem* pie pour la commodité des sat:rificeSy Tantre coelûit dans un bassin destiné à la purification des sacrificateurs , ou s'alloit perdre dans la fontaine.
A côté de Tautel , vers le midi , il y a deox voûtes souterraines par où les prêtres se rendoieat dans Je temple sans passer par la nef; et il paroit encore derrière Tautel quelque reste de bâtiment, où , selon lo apparences , ces mêmes prêtres étment logés.
Ce temple a environ trente -six pieds de laideur sur quarante-cinq de longueur; son drcbitecture est noble sans être chargée d'ornemens.
On ne sait ni le temps auquel ce temple fut construit, m la dirimté qu'on y adoroit*
Ceux qui croient que c'est là oette maison sacnfe qu'Adrien fit bâtir en rhenneur de Plotine, œdem sacram maximo sumpta suUkmque structurd, eà trouvent-ils ce grand prix et cette sublime struolMe?
Cet ^ifoe marque ]4ëa k boa goAt de AiDilûltcie que la magnificeace de Tempereur.
Poar la divinité à laqaeUe le temple 4toit dédie ^ la tmdition eM pour Diane , la prësemptioii pour lais et Oiim , raivaiit cette iiiacri|nio& antique trouvée dans
Isis ,....•
SeRÀPM \r£^ÂB DlAITAE SOVm HS. 9. Vl ET PBULAS II CHRTSEir . • ClI . . • GIVA DEORVM AEGENTEA GASTREIVSIA DO MO HABEBAT ItEM
DEBiCATIOIfE TeUPU hxs ET SeEAPIS
Deo **..........'
On conjecture de là qn^'il j avoit dans Niâmes un temple dlsis et de Sërapis \ le mol d^Osiris y étott dansies vides de rinscription. Le peu d'ouverture et de jour qu!a ce temple, sa situation près de la fou* taioie, les eaux qu'on y avoit fait conduire par plusieurs canaux poar la grossir , afin de rendre les ablations de leurs prêtres et de leurs dieux ^lus commodes, et la cérémonie de noyer le dieu Apis plus solennelle, la forme de Tautel et quelques autres convenances fôiâ: conjecturer qirïsis etOsiri&.étoient les divinités principales de ce temple.
Il paroit par Tordre composite otr italique^ qui n'a été.mis en usage ^e par les {Homains, que ce temple n^a é^ fait que par eux* On sait que Temperear Adrien a voit beaufoup de goût pour la reli£»oa des É^plieui, quil s'étoit fsiit initier à leurs mystèresL,
qu^il enipftydit dans tons ses bâdmens qadqoes-Qnes de leurs figares hi^iroglyfiqaes y qu'il ayoit une Tenéjration singulière pour les divinités d'Isis et d'Qsiris , et que sur une pierre du poot du Gard il a iait représenter Isis sods ïk figure d*une femme amf erte d*un voile.
Gbmme Tlsi^ des Égyptiens étoient la Diane dos Grecs, plus connue dans les derniers temps par ce nom-là que par Tautre, la dénomination de Diane lui est demeurée.
Ce temple , que la superstition avoit ëlevë , fut depuis consacré au culte de Dieu, et accordé aux filles de Saint -Benoit pour leur servir d*ëglise; mab les guerres étant survenues, les religieuses furent obligées de se réfugier à Btoucaire, et les religioonaire$ abattirent une partie de ce temple sacré , soit pour empêcher que les troupes du roi qui avoient bloque la ville ne s*y logeassent, soit pour ruiner ce lieu saint, en haine de la foi et de la piété catholique.
LA MAISON CARAÉE.
Cet édifice es< un des plus agréables raonumeDs
de l'antiquité par la l^eauté de Tordre d'architectare,
par la régularité de ses parties , et par la délicatesse
de la sculpture.
. 11 a environ six toises de largeur sur qualane de loo-
gvieur y le poriîqoe compris *, il o^t^tievé sur nu massif de six pieds de haateur ; treute coloqn^s CMneliies d'ane proportion admirable portent reutabietteilt* L'arcWtecture est d'ordre coànthien ; k ]^l{ipart des ornemens -de sculpture sont aussi entiers c||ie s'ils venoient d'être finis*
On monte au porticpie par d^uze^marcl^, la porte d'entrëe est au miKeu du portique. Aux deux côtés de la porte il y a deux grosses consoles brutes, percées à JGur, qui sarvoient à tenir des testes qui garantissoittt des ardeurs du. soleil teux qui s'arrétoient au portique.
Les uns ont cru que c'étoit la basilique y maison royale et magnifique , que' Tempereur Adrien fit bâtir à Nismes en TJionneur de Plotine , yeuve ae • IVajan , lofsque , reven^pt d* Angleterre , il passa pa; . cette ville.
Ils se fondent sur ce témoignage de Spartien : Per idem temprzs in honorent Plotinœ basiUcam apud Nemaasum opère mirabili extruxit.
Les basiliques du temps des Romains étoient des maisons ornées où l'on traitoit des affaires publiques, oii Ton récitoit les harangues, où Fon rendoit la justice aux peuples.
Les autres ont estimé que c'était un temple , c'e^ ainsi que Dion l'appelle, au pied. duquel on' voit encore une ancienne ipscription en grands -caractères : IN DIVAE AVGVSTAE IJIATER, qui d€fv<À apparemment être placée tout au haut de cet étifice, pour être, comme le t^^e de sa dédicace. •
3^ DISSBRTÂTIOK
On trouve encoee it Aix, en Proveaee, une auue «criptioa en pierre y qm semble favoriser eûtte opinion.
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