LETTRE XXV
A B4DAIIS D. C. êtK Là HOaT DB X. 80H IlLS.
J*Ai appris avec beaucoup de déplaisir , madame , la perte que vous avez faite de M. votre fils, et je ne doute pas que vous nVn ayez été sensiblement touchée. G'étoit un objet de pitié que vous aviez depuis long-temps devant vos yeux , et dont vous prévoyiez la mort. Dieu ^ voulu l'appeler à hii, et vous déli* vrer en même-temps de la peine que vous aviez de le voir souffrir, par l'espérance que vous devez avoir qull est heureux dans le ciel. La longueur de sa maladie lui a donné tout le temps de se reconnottre et d'expier ses péchés par une longue patience. Vous avez eu la triste consolation de l'assister, de lui iuspirejr des âeàtimehs chr<^ tiens daas ses douleurs, et de l'avertir du bon usage qu'il eh devoit faire. Il est juste , madame , que vous vous serviez de ces principes de t^ligion pour vous-même ,*et que tous offriez en sacrifice, non-seulement votre fils, mais encore votre affliction. Ces morts que le Seigneur a ainsi préparées portent presque avec elles une assurance du salut, et n'ont pas tant besoin d'étt^ pleurées. Celle-ci n'a pas laissé de véuG élre sensible. J'y prends toute la part que je dois. J'ordonnerai àdes personnes de piété de s'y intéresser paf leurs prières, et je
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m esUmeraî heureux si je puis en cette occasion et en « toute autre vous assurer que je suis parfaitement , madame , votre , etc.
A Nifl»M, ce 19 nart 16^.