LETTRE XXIV
Dl GITILITB BT Dl MOCVILLBS , A H. L^ABBB BBBAlD.
Je trouverois fort mauvais , monsieur , que vous prissiez une saison si incommode pour voyager , si ce n'ëtoit pour aller voir M. Tabbé de Bonrlemont, que vous savez que j'honore, et que j'aime aussi bien que TOUS. Je reconnois en cela votre bon cœur, et je fais tonjçnrs plus de cas de votre amitié par le bon usage que vous en faites. Ce n'est ni rëclat, ni la faveur, ni la fortune que vous suivez, ce sont vos amis. Hiver et ëtë, tout vous est égal quand il s'agit de leur faire plaisir. Je souhaite que vous reveniez bientôt à Pari^, et que vous y puissiez apprendre les heureux Mccès de. celte campagne. Nous avons dans notre voisinage une flotte, comme vous s^vez, qui se pré* pare. On y travaille avec toute la diligence possible , et l'on assure qu oUe passera bientôt le détroit. Di^u veuille que nous ayons des ennemis f oibles et-des vent^ favorables. Je ne doute pas qu'on ne fasse aussi de grands efforts du côté du Piémont. On peut se reposer sur M* le maréchal de Catinat de la conduite de cette guerre. Nous travaillons ici à La capilation du clergé et à celle du diocèse. Que c'est un ennuyeux travail 1 vous ôtes bîea, heuceus de n avpir rien de
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pareil à faire. Je suis de tont mon cœur, mofisieiiry votre, etc.
A Nismes , ce 9 féTrier 1996.