LETTRE XXXIV
COMPLIHBKT A MkDkMM DB TBATRAP , mSLIOItVSB DB SOHHIMIBA^
80a I.A HOftT d'ors PBR80RIIB DB LA COMMDIfAirTB ,
BT LA MALADIB D^OlfB AVTBB.
Vous avez bien raison d'être toucha , madame, de la perte que vous venez de faire de madame de N..« Son boii cœtir , sa piétë et les anciennes liaisons de religion et d'amitié que vous aviez avec elle vous portent à la regretter ; mais les sentimens chrétiens et religieux qulelle a témoignés en mourant vous doivent servir de consolation et de leçon tout ensemble. Nos jours sont incertains, et il faut se presser de rendre par nos bonnes œuvres, selon l'apâlre, notre vocation certaine. J'apprends pour comble d'affliction que madame de R... la jeune est dange* reuaement malade. Dieu veut éprouver votre communauté et vous unir plus étroitement à lut, eir vous séparant les unes des autres. J'espère qu'il se contentera d'une victime, et qu'il vous donnera ses consolations spirituelles, en vous ôtant cdles qui sont temporelles et passagères. Conservez-vous dans
DE FLÂCHIEB. St
VOS afflictions et dans vos fatigues , et croyez que je vous plains toutes, et que je suis cordialeiuent ^ mad^Hie, votre y etc.
A MootpeUier, cç 1 4 janvier 1698.