‹ Œuvres complètes de François Coppée (volume 3)Chapitre 37 sur 125 · DOULEUR BERCÉE · texte numérisé non relu

DOULEUR BERCÉE

Toi que j'ai vu pareil au chêne foudroyé, Je te retrouve époux, je te retrouve père ; Et sur ce front songeant à la mort qui libère, Jadis le pistolet pourtant s'est appuyé.

Tu ne peux pas l'avoir tout à fait oublié :

Tu savais comme on souffre et comme on désespère ;

Tu portais dans ton sein l'infernale vipère

D'un grand amour trahi, d'un grand espoir broyé.

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