‹ Œuvres complètes de François Coppée (volume 3)Chapitre 38 sur 125 · BLESSURE ROUVERTE · texte numérisé non relu

BLESSURE ROUVERTE

mon cieur, es-lu donc si débile et si lâche.

Et serais-tu pareil au forçat qu^on relâche Et qui boite toujours de son boulet traîné ?

Tais-toi, car tu sais bien quVIle t'a condamné. Je ne veux plus souffrir et je t'en donne Tordre. Si je te sens encor te gonfler et te tordre.

Je veux, dans un sanglot contenu, te broyer; Et Ton n'en saura rien, et, pour ne pas crier. On me verra, pendant l'effroyable minute.

Serrer les dents ainsi qu'un soldat qu'on ampute.

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