‹ Œuvres complètes de François Coppée (volume 3)Chapitre 59 sur 125 · UN ÉVANGILE · texte numérisé non relu

UN ÉVANGILE

En cf temps-là, Jésus, seul avec Pierre, errait

Sur la rive du lac, près de Génésaretli,

A rheure où le brillant soleil de midi plane,

Muaiid ils virent, devant une pauvre cabane,

I^ veuve d'un pécheur, en longs voiles de deuil,

nui sVtaît tristement assise sur le seuil,

It*f tenant dans ses yeux la larme qui les mouille,

I'<iur bercer son enfant et ûler sa quenouille.

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l,Vi rr-^-Civi::-.!, yj:*jMA csi t^i?*? sur sa Ici-?, Vif,t a pa*x*^r. f^i -i'A k ccl!tr qui £iait : < Vhîuuî^^i^ ti'/vt l'/ri^r ce vase plein de lait Oiffi un UhfntfÈ*: lo^4 dans le pnx'hain TiUage. Mai**, tu le toL^, jfr ^uU faible et brisé par Tàge. Ijih maivinÀ ^Kint encore à plus de mille pas, Kt je h^ns bien que, seul, je n'accomplirai pas Ot travail, que Ton doit me payer une obole. >

La femme se leva sans dire une parole, I^aissa, sans hésiter, sa quenouille de lin Et le berceau d'osier où pleurait l'orphelin, Prit le vase, et s'en fut avec le misérable.

Et Pierre dit :

« Il faut se montrer secourable, Maître I mais cette femme a bien peu de raison D'abandonner ainsi son fils et sa maison Pour lo premier venu qui s'en va sur la route. A oû vieux mendiant, non loin d'ici, sans doute Quelque passant eût pris son vase, et l'eût porté. >

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