‹ Œuvres complètes de François Coppée (volume 3)Chapitre 9 sur 125 · LE PRINTEMPS · texte numérisé non relu

LE PRINTEMPS

D'A^ftiS Ll TAtLtAU DB A. COT

A MADAMB EUGENIE DOCHB

C'est l'aurore et c'est ravril,

Lui dit-il, Viens, la rosée étincelle !

— Le vallon est embaumé :

Viens, c'est mai Et c'est l'aube! lui dit-elle.

Et dans le bois abritant

Un étang, Où les chevreuils viennent boire, Ils sont allés, les heureux

Amoureux, Suspendre leur balançoire.

Gaîment ils s'y sont assis.

Puis Thyrsis Prit les cordes à mains pleines ; Et voilà qu'ils sont lancés.

Enlacés Et confondant leurs haleines.

Daphné, près de son ami,

A frémi D'entendre craquer les branches.

Et, prise d'un rire fou.

Mis au cou Du brun Thyrsis ses mains blanches,

Mais, fier du fardeau léger,

Le berger La regarde avec ivresse

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