A UN ANGE GARDIEN
Mon rêve, par Tamour redevenu chrétien, T'évoque à ses côtés, ô doux ange gardien, Divin et pur esprit, compagnon invisible Qui veilles sur cette ûme innocente et paisible! N'est-ce pas, beau soldat des phalanges de Dieu, Qui, pour la protéger, fais toujours, en tout lieu, Sur l'adorable enfant planer ton ombre ailée, Que ta chaste personne est moins immaculée, Que ton regard, reflet des immenses azurs.
La fauvette semble en effet De son chant joyeux avoir honte.
Le lys sait le mal qu'il me fait, Et l'étoile aussi s'en rend compte.
En eux j'entends, respire et vois La chère absente, et je regrette Ses yeux, son haleine et sa voix, Qui sont astres, lys et fauvette.