‹ Œuvres complètes de François Coppée (volume 3)Chapitre 92 sur 125 · VIE ANTÉRIEURE · texte numérisé non relu

VIE ANTÉRIEURE

S*il est vrai que ce inonde est pour Thomme un exil

Où, ployant sous le faix du labeur dur et vil,

Il expie en pleurant sa vie antérieure ;

S'il est vrai que dans une existence meilleure,

Parmi les astres d'or qui roulent dans Tazur,

Il a vécu, formé d'un élément plus pur.

Et qu'il garde un regret de sa splendeur première ;

Tu dois venir, enfant, de ce lieu de lumière

Auquel mon &me a dû naguère appartenir;

.yit L'EXILÉE.

Cav *n m'^n ^s r:*niiu le vairue souvenir.

C^ ^n t'mercevantu blonde vîer:^» in^énae.

i'^i fr'^mi, «^omme si je tfivais r'^!oanae;

Et lorsque mon regard au food lu deu plon^ea^

J'ai .senti 'pie noiis nous étions aimés déj;u

Et depuis ce ]our-tà, saisi di* nostalgie^

Mon rivit au ûrmament ti)uj<)ar5 se réfii;^e.

Voulant y découvrir notre pays natal.

Et, dès qpie la nuit monte au ciel oriental.

Je cherche da regard dans la voùLe lactée

L'étoile qui par nous fut jadis hahitee.

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