‹ Œuvres complètes de François Coppée (volume 3)Chapitre 94 sur 125 · ESPOIR TIMIDE · texte numérisé non relu

ESPOIR TIMIDE

Chère âme, si Ton voit que vous plaignez tout bas Le chagrin du poète exilé qui vous aime, On raillera ma peine, et Ton vous dira môme Que Tamour fait souffrir, mai> que Ton n'en meurt pas.

Ainsi qu'un mutilé qui survit aux combats, L'amant désespéré qui s'en va, morne et blême, Loin des hommes qu'il fuit et de Dieu qu'il blasphème. N'aimerait-il pas mieux le calme du trépas?

POCSIC. --II. 20

Chère enfant, qu'avant tout vos volontés soient faites! Mais, comme on trouve un nid rempli d'œufs de fauvelle^. Vous avez ramassé mon cœur sur le chemin ;

Si de l'anéantir vous aviez le caprice,

Vous n'auriez qu'à fermer brusquement votre main,

— Mais vous ne voudrez pas, j'en suis sûr, qu'il périsse !

ROMAXCK

Quand vous me montrez une rost^ Qui s'épanouit sous Tazur, Pourquoi suis-je alors plus morose ?

Quand vous me montrez une rose, C'est que je pense à son front pur.

Quand vous me montrez une étoile, Pourquoi les pleurs, comme un brouillard, Sur mes yeux jettent-ils leur voile?

Quand vous me montrez une étoile, C'est que je pense à son regard.

...il ■

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