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7i CONTES EN VERS.
Elle s'inten^ompit soudain. La jeune fille
Venait contre son dé de casser son aiguille
Et cherchait vainement près d'elle son étui,
Quand, dans l'allée, un homme apparut... C'était lui !
Elle le vit de loin : c'était lui, le poète !
Il marchait absorbé, pensif, baissant la tête.
Peut-être murmurant quelques rimes tout bas.
Il s'avançait toujours ! Il était à dix pas !
Jeanne eut le cœur étreint d'une émotion telle
Qu'elle crut défaillir. Quand il fut tout près d'elle.
Ayant vu quelque chose à terre, il se baissa.
C'était l'étui perdu. Le passant ramassa
L'objet, et, du regard cherchant à qui le rendre,
Aperçut Jeanne et fit un pas pour le lui tendre.
Alors la pauvre fille eut un immense espoir.
Il allait lui parler, la connaître, la voir,
La deviner, l'aimer peut-être! Oh! bonne chance.
Mais le petit garçon, par gentille obligeance.
Courut vers le jeune homme en lui tendant la main;
Le poète remit sa trouvaille au gamin,
Et, par ces beaux cheveux d'enfant séduit sans doute.
Le baisa sur le front et poursuivit sa route.
Le fol espoir de Jeanne, hélas! s'était enfui. Mais quand l'enfant, venant lui rapporter l'étui.
LE lOSAS DE i^^.'f'fl.
Lui présenta sa Ute aauKeai^ -ïc jumùitii.
L'amoareose, sn ÎKtanî 'ie - if>ir ^^rfnn -t, Étreignil le petit d'an. f-i^Hti iirômt it: inmar. Et recueillit, coUanl «s ivr-îs «ir m x-iiii Avec un raoqae et tio^ «niçi,r. tii 4iiir*4îr--^,. Ce baiser de ha^ani 'jii 3.'^ui]: 3;^ amiL' >iIiï.
Le jeunebommea :jj^:o^ «a liiAiii-c» ti.<ut j^ '..um Pub ont passé 1*: j-i'^ir*. !^ i-MU-tli^^. iîs i:'.->. Et celle que sa tu* a fi: ^ ;A:::ut^ :.:jLrujri- Ne sait plus rir-n -î-* ïii j-* -aj It r^rj-iizi^. Pareille am panTrtâ ^esa ■■5"/.- ■« ->- *c î-à-iuii.. Écouter la maéiqa<» â U ^.-.^..t- ri.:^ l-ï!. Jeanne, que font s«>c5rir t'^s t* ir *i «a nir^ijîre. Entend de loin ce D->m rr\rzClT dus la ^'.ire. Tandis que sans ani->ur, -an- yA': et s^os U'autr, Toujours elle s'enfonce en s-jd «b^curité.
Sa tie est grise et morae; elle veut s'y résoudiv. Une ouvrière, assise à sa machine à coudre,
Habite la mansarde où Jeanne aimait à voir
Le poète rêver devant le ciel du soir.
Avec le calme ennui que l'habitude enfante,
Elle fait son devoir de fille et de servante.
Elle oublie; et parfois, quand le petit garçon
De la pauvre voisine arrive à la maison
Et tend naïvement son front à sa caresse,
Jeanne, se reprochant sa minute d'ivresse
Et ne voulant plus même un moment se griser
Avec le souvenir de l'ombre d'un baiser,
 ne pas embrasser ce front pur se condamne..
Et ce baiser, ce fut tout le roman de Jeanne.
Ch&teau de Saint-Hilaire, octobre 1886.