‹ Œuvres complètes de François Coppée (volume 5)Chapitre 54 sur 79 · RUINES DU CŒUR · texte numérisé non relu

RUINES DU CŒUR

Mon cœur étail jadis comme un palais romain, Tout construit de granits choisis, de marbres rares. Bientôt les passions, comme un Ilot de barbarcri, L'envahirent, la hache ou la torche à la main.

Ce fut une ruine alors. Nul bruit humain.

Vipères et hiboux. Terrains de (leurs avar'M, Partout gisaient, brisés, porphyres et carrar*;^ ; Et les ronces avaient eflacé le chemin.

Je suis resté longtemps, seul, devant mon désastre Des midis sans soleil, des minuits sans un astre, Passèrent, et j'ai, là, vécu d'horribles jours ;

Mais tu parus enfin, blanche, dans la lumière. Et, bravement, afin de loger nos amours.

Des débris du palais j'ai bâti ma chaumière.

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