‹ Œuvres complètes de François Coppée (volume 5)Chapitre 71 sur 79 · SCHERZO · texte numérisé non relu

SCHERZO

Soit ! je suis libre. Pour une Qu'on perd, on en trouve vingt.

Elle est blonde, à moi la brune !

— Non ! je voudrais qu'elle vînt.

Ma voisine n'est pas laide; Demain, je lui fais la cour.

L'œil noir à l'œil bleu succède.

— Non ! on n'a qu'un seul amour.

LA SYMPHONIE DK l/ATTKXTK. :sîv>sJ

Je vais brûler sans col^l*c

Les devises de bonbons

Que je rimais pour lui plaire.

— Que ses baisers étaient bons !

Au feu, portrait qui la Ihittes 1

Au feu, mince tresse d'or, Prise, une nuit, à ses nattes 1

— Hélas ! c'est tout mon trésor.

Sur elle, je vais écrire Un sonnet impertinent.

Je suis joyeux, je veux rire;

— Mais je pleure maintenant.

— Don Juan, sous la murai llr;, Si ta sérénade ment,

Parfois, au motif qui raillr;, Quel triste accompagnemrrntl

FliNAL

Onze heures! Je n'ai plus de doute;

La suprême espérance fuit.

Et, puérilement, j'écoute

Les fiacres passer dans la nuit.

J'ouvre ma porte et tends l'oreille Aux bruits du dehors ténébreux, Et chacun sous mon crâne éveille Un écho sourd et douloureux.

Je suis triste comme la tombe !

Avec un fracas singulier La |)ortc cochère retombe, Et des pas montent l'escalier.

On rentre partout : au troisième, Au rez-de-chaussée, au second; Mais je reste, écoutant, quand môme, La porte crier sur son gond.

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