‹ Œuvres complètes de François Coppée (volume 5)Chapitre 70 sur 79 · ALLEGRO AGITATO · texte numérisé non relu

ALLEGRO AGITATO

Dix [heures bientôt. Qui donc la retarde?

C'est apparemment, à Theure qu'il est, Que dans son miroir elle se regarde.

En mettant ses gants ou son bracelet.

Jamais une femme à soilir n'e^t prête; Cest un las de riens mis dans le manchon, Cest un dernier mot dit a la soubrelle.

Et j'aurais grand tort d'avoir un .M>npron.

Elle a bien promis de venir, et iii»'iiie Son dernier billet répète : < A ce >oir! * Tout est bien. Voici le parfum quV-II».' aime \ mellrc, en partant, sur -on fin mouchoir.

Pâlie, ayant eu froid dans la voiture, Elle va paraître en manteau d'hiver Dégageant sa fine odeur de fourrure, Et viendra s'asseoir près du foyer clair.

A genoux, devant ses regards d'étoile.

Je prendrai ses mains, où court un frisson, Et son souffle ayant gelé sur son voile, Mon baiser fera fondre ce glaçon.

Puis, ayant quitté pelisse et voilette, Elle s'en ira, d'un pas nonchalant, Lisser ses cheveux devant ma toilette, En robe ajustée et simple col blanc;

Et je serai là, suivant le sillage De sa flânerie errant sans dessein :

Ainsi deux oiseaux dans le noir feuillage.

Ou deux cygnes purs sur l'eau d'un bassin.

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Je lis d ji* roli> sa lotnv.

Si c'est fini, pouri]iîoi pronuMhv?

— r^ourquoi, sur los Ih^xus du Mllon^ Le vol chaiijîoanl irun papilltui?

L'autre jour, elle olail si liMidrc Ce soir, elle uw fail allnuln'.

— Hier, la rner <'»lait uii iiihom , Elle esl .sombre <*t ru;,'il rt* ftnt

Ell'i --^il que j'^ 'Ui^ l'^u d' )!<

282 PETILLES VOLANTES.

— Des hirondelles de l'été Mon mur ne fut-il pas quitté?

Il est dix heures et demie.

Tu n'es pas là, méchante amie !

Et l'aiguille marche à grands pas.

— Allons ! elle ne viendra pas.

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