‹ Œuvres complètes de Gustave FlaubertChapitre 116 sur 202 · UNE AUTRE · texte numérisé non relu

UNE AUTRE

Sans doute. Mais, lui, comment pourra-t-il jamais s'éprendre d'une fillette aussi simple, aussi pauvre, aussi sale?

LA REINE

Âh! il faudra bien que nous fassions naître cet amour, puisque notre succès en dépend. Mais comme nous ne pouvons avertir que l'un des deux, voyons, mes sœurs, décidez-vous, hâtez-vous! Lequel choisir?

LES FÉES, tnmultueusomont.

— Lui!

— Elle!

— Non ! non !

— EUe!lui!

— Luil

— Elle!

LA REINE

Allons! c'est le jeune homme, car Jeanne a pour

sauvegarde son ignorance et l'humilité de sa condition . Paul, au contraire, est exposé chaque jour à toutes les embûches des gnomes. Donc c'est lui que nous devons avertir quand il en sera temps seulement, et protéger dans les limites permises.

Conseils et exhortations de U Reine aux Fées poar protéger Panl.

Allons, mes sœurs, de la prudence Et notre plan réussira.

On entend des rois souterraines répéter :

Ah! ah! ah!

LES FÉES s'arrêtent.

Qu'estrce donc? L'écho, sans doute.

Elles reprennent le chant :

Allons, mes sœurs, de la prudence Et notre plan réussira.

Les Toiz souterraines vont eraeendo de force et de gaieté, et l'on voit sortir de deseoiu terre des petits êtres avec des têtes énormes, les gnomes ; ils crient plus fort et toament aatoor des Fées, qui s'enfuient prises de terreur.

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