‹ Œuvres complètes de Gustave FlaubertChapitre 127 sur 202 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

Les Pkécédents, moins MADAME KLOEKHER

ET ALFRED

ONÉSIME s'avance vers Paul en lui secouant les deux mains fortement*

Ah! quel plaisir!... on va donc se revoir! où logestu? Je ne te quitte pas !

PAUL

Merci, vieux camarade... Et cette peinture, toujours enthousiaste d*elle, j'espère, et portant haut Famour du grand art avec la haine du bourgeois?

OIS'ÉSIME.

Sans doute. Cependant je fais à présent de petits tableaux, des sujets domestiques; c'est d'un débit

plus facile. Mais reçois mes félicitations, te Voilà en

joli Chemio, diable! (tous s'emprosscnt antonr de Paul.)

MACARET.

Eh! cher monsieur de Damvilliers, j'étais bien sûr de vous rencontrer ici; sans cela...

LE DOCTEUR COLOMBEL, lui coupant la parole.

Grâce à la bêtise inconcevable de mon valet de chambre, vos deux cartes de visite ont été égarées, et hier au soir seulement...

B0UVI6NARD, l'interrompant.

Gomment se fait-il, je vous le demande, que tous les matins je veux aller vous voir? Mais on vient chez moi, pour un tas de choses, pour ceci, pour cela; je suis harcelé, tiraillé...

MACARET.

Tout à vos ordres, vous savez!... (Bai.) On a l'oreille du ministre I

LE DOCTEUR GOLOMBEL.

Il faut que vous preniez un jour par semaine pour venir diner chez moi régulièrement.

BOUVIGNARD,

Dites donc, cher monsieur, de quelle façon je puis vous être utile !

(Tous lui donnent des poignée» de main énergiques.)

PAUL

Ah! mes amis! je suis attendri vraiment... (a. part.i Quels cœurs excellents et comme on calomnie les hommes!

Page 1