‹ Œuvres complètes de Gustave FlaubertChapitre 168 sur 202 · UNE VOIX · texte numérisé non relu

UNE VOIX

La guillotine!

LE GRAND PONTIFE

Non, messieurs ! Grâce au ciel, nos mœurs sont plus douces! Nous ne demandons, misérables! qu'à vous lessiver par le châtiment, à vous purifier par le remords, et même nous voudrions que plus tard, si c'est possible, à force de bonne conduite, vous vous réhabilitassiez! Le bouillon que vous avez rejeté, on vous l'ingurgitera de force, mais plus clair; les murs de

tHt LE CHATEAU DES CŒURS.

votre appartement seront embellis par des inscriptions morales, et ce sera, au lieu d'apprivoiser des araignées, votre distraction unique !

Les pritonnien t'agitent en remuant leurs bras i tniTen les barreaox.

Je n'ai pas fini ! La juste fureur du peuple veut, puisque vous ne pouvez à présent nous faire aucun mal, que je vous assomme ainsi en vous disant un tas de choses ! Donc on tentera sur vous des expériences ! . .

Un petit râle se fait entendre à toutes les horloges au-dessus des portes, et hait heures sonnent. Au premier coup, tous les bourgeois tirent leurs bonnets de coton do leur poche et le mettent sur leur tête. Le grand pontife s'interrompt subitement et se coifib du sien en même temps.

L'heure de se coucher! A demain!

Tous les bourgeois rentrent chez eaz.

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