LES ARBRES, DOMINIQUE, PAUL
PAUL, accablé.
Je ne le trouverai donc jamais, cet infernal château des gnomes! et Dominique disparu I On n'est pas idiot comme ce garçon ! J*ai beau lui prescrire de ne pas me quitter d'une semelle, depuis plus de deux heures il faut que je perde mon temps... m est arriTé au
milieu de l'allée et s'arrête stupélait) Ah I enfin I . . . (Dominique secoue ses branches, pour attirer l'attention de son maître.) Mc YOilà doUC aU terme
de toutes mes recherches et de toutes mes fatigues ! Merci, bonne fée, d'avoir soutenu mon cœur à travers des périls où tant d'autres avant moi se sont perdus I
(Un éclat de rire part de l'intérieur du chAtean.) Ou dirait UU éclat dC
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rire venant du château. Cependant toutes ses fenêtres sont fermées : qu*estrce encore ? Allons ! c*est bien la peine d'être arrivé jusqu'ici pour m*efrrayer9 comme une femme, du cri de quelque oiseau ou d'une bête fauve? Hais où est donc Dominique? (Dominiqae t'agite.) J'ai fait plus que imm devoir en le cherchant derrière tous les arbres de cette forêt... M'a-t-il assez ennuyé, du reste, pendant le voyage! et je suis bon de tant l'aimer, vraiment I II sera tombé sans doute dans quelque embûche, où, malgré mes recommandations, sa curiosité ou sa sottise l'aura conduit. (Dominique t'agit» * plus en pins.) En avaut ! Dans une entreprise pareille , l'existence d'un seul homme n'est rien, puisqu'il s'agit de tous les autres.
Alors retentit nn immense éclat de rire, un bruit de foule. Toutes les fenêtres et toutes les portes du château s'ourrent avec violence. Il y a dooze fenêtres; i chacune d'elles paraît un gnome. Sur le balcon du milieu se tient le roi avec une couronne en tête et le sceptre à la main. De chaque porte 8*élance nn gnome (garde du corps ou laquais), riant, criant, sautant autour de Paul, i quelque distance. Tous les arbres s'inclinent avec un grand frémissement. Paul, ébloui, reste debout en face du château.