ACTE II, SCÈNE IV
ROUSSELIN
Eh! eh! Après mûr examen, votre position personnelle me paraît plus avantageuse...
MUR EL, étonné.
Plus avantageuse ?
ROUSSELIN
Oui, car sans compter trente mille francs d'appointements.
MUREL, timidement.
Vingt mille !
ROUSSELIN
Trente mille! en plus, une part dans les bénéfices de la Compagnie; et puis vous avez votre tante...
MUREL.
Madame veuve Murel, de Montélimart?
Puisque vous êtes son héritier.
MUREL.
Avec un autre neveu, militaire!
ROUSSELIN
Alors il y a des chances!... (Faisant le geato de tirer un
coup do fusil.) Les Bédouins ! (n rit.)
MUREL, riant.
Oui, oui, vous avez raison ! Les femmes, même les
vieilles, changent d'idées facilement; celle-là est capricieuse. Bref! cher monsieur Rousselin, j'ai tout lieu de croire que ma bonne tante songe à moi quelquefois.
ROUSSELIN, à part.
Si c'était vrai cependant? (Haut.) Enfin, mon cher, trouvez-vous ce soir, après dîner, là, devant ma porte, sans avoir Taîr de me chercher, (ii sort.)