ACTE III, SCÈNE II. U
HEURTELOT, apparaiisant en haut, au balcon.
Qu*esl-ce que vous pensez des hannetons ?
TOUS, riant.
Âhlah! ah!
LE PRÉSIDENT
Un peu de gravité, messieurs !
LE GARDE CHAMPÊTRE
Pas de désordre ! Au nom de la loi, assis ! fte caimo
•e réUblit.)
MARCHAIS, poussé par wdcs voisins.
Monsieur Rousselin, nous voudrions savoir voire idée sur les impôts.
Les impôts, mon Dieu... certainement, sont pénibles... mais indispensables... C'est une pompe, — si je puis m'exprimer ainsi, — qui aspire du sein de la terre un élément fertilisateur pour le répandre sur le sol. Reste à savoir si les moyens répondent au but... et si, en exagérant... on n'arriverait pas quelquefois à tarir...
LE PRÉSIDENT, so penchant vers lui.
Charmante comparaison !
VOINCHET.
La propriété foncière est surchargée !
HEURTELOT.
On paye plus de trente sous de droits pour un litre de cognac?
LEDRU
La Qotte nous dévore l
BEAIIMESNIL.
Est-ce qu'on a besoin d'un Jardin des Plantes?
ROUSSELIN
Sans doute! sans doute! sans doute! il faudrait apporter d'immenses, d'immenses économies !
TOUS
Très bien!
D'autre part, le gouvernement lésine, tandis qu'il devrait...
BEAUMESNIL
Élever .les enfants pour rien !
MARCHAIS
Protéger le commerce !
l'agriculteur.
Encourager l'agriculture !
ROUSSELIN
Bien sûr!
BEAUMESNIL
Fournir l'eau et la lumière gratuitement dans chaque maison !
ROUSSELIN
Peut-être, oui !
HOMBOURG
Vous oubliez le roulage dans tout ça !
ROUSSELIN
Oh ! non, non pas ! Et permettez-moi de résumer en un seul corps de doctrine, de prendre en faisceau...