ACTE IV, SCÈNE VIL
LOUISE
Mais vous le déchiriez depuis la candidature, et il vous le rendait I Ce n'est pas comme Murel, qui vous a défeodut celui-là! Il vous défend encore! Et c'est lui que vous me dites d'oublier! Je n'y comprends rien ! Qu'est-ce qu'il y a ?
ROUSSELIN
Je ne peux pas t'eiqpliquer ; mais pourquoi voudrais-je ton malheur ? Doutes-tu de ma tendresse, de mon bon sens, de mon esprit? Je connais le monde, va! Je sais ce qui te convient! Tu ne nous quitteras pas ! Vous vivrez chez nous ! Rien ne sera changé I Je t'en prie, ma Louise chérie! tâche!
LOUISE
Ah ! vous me torturez !
ROUSSELIN
Ce n'est pas un ordre, mais une supplication ! (n m
met â tes genoux.) SaUVC-moi !
LOUISE, la main lur ton cœur.
Non ! je ne peux pas !
ROUSSELIN , avec déseipoir.
Tu te reprocheras bientôt d'avoir tué ton père !
LOUISE, se leTant.
Ah! faites comme vous voudrez, mon Dieu! (Biie
soit.)
ROUSSELIN, courant au fond.
Dodart! ma parole d'honneur! vivement! (u redescend.) — Voilà de ces choses qui sont pénibles ! Pauvre
U4 . île CANDIDAT.
petite! Après tout, pourquoi n'aimerait- elle pas ce mari-là? Il est aussi bien qu'un autre! Il sera même plus facile à conduire que Murel. Non, je n'ai pas mal fait, tout le monde sera content, car il plaît à ma femme!... Ma femme! Ah! encore! C'est ce serpent d'Arabelle avec ses inventions!... Malgré moi... je...