‹ OEuvres complètes de H. Rigault. Précédées d'une notice biographique et littéraireChapitre 110 sur 183 · Saint-Evremond, t. V, p. 248. — 2. Id., ibid., p · texte numérisé non relu

Saint-Evremond, t. V, p. 248. — 2. Id., ibid., p

Où, morts présomptueux, ils nous donnent des lois? Modernes, reprenez courage ; Vous remporterez l'avantage.

Le partisan outré de tous les anciens* Nous fait abandonner leurs écrits pour les siens. Il a fait aux Grecs plus d'injure Par ses vers si rares, si beaux, Qu'il n'en fera par sa censure Aux Fontenelles, aux Perraults, Quand il paraît aux modernes contraire, Aux anciens il doit être odieux; Tout ce qu'il fait est fait pour leur déplaire : Si bien écrire est écrire contre eux.

Œ Voilà qui est parlé! » s'écria Wotton. Les rnûdrrncs applaudissaient, les anciens applaudissaient aussi, Dryden à leur tête, par déférence pour le vieillard, qui par sa modération en prose avait corrigé d'avance l'hyperbole de ses vers. Saint-Kvremond se leva, content de son succès, et sortit avec Dryden. Il était tard; les nuages de fumée, ordinairement si épais dans la taverne, s'étaient éclaircis depuis longtemps. Chacun regagna son logis, et la maison de Will rentra dans le silence de la nuit. Les anciens s'avouèrent que, dégagée de l'alliance des idées fausses, et réduite à cette sage mesure par un esprit net , sagace et modéré, l'opinion des modernes avait quelque justesse; les modernes, en voyant tant d'impartialité dans les jugements de Saint-Kvremond, se promirent d'apporter plus de modération dans le débat, et, comme il est naturel, oublièrent plus tard leur parole. Nous allons voir de plus près quelques-uns de ces personnages.

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