‹ OEuvres complètes de H. Rigault. Précédées d'une notice biographique et littéraireChapitre 69 sur 183 · Buileau, t. III, p. 326. Éd. Berryat Saint-Prix · texte numérisé non relu

Buileau, t. III, p. 326. Éd. Berryat Saint-Prix

Thomas Corneille, qui recevait son neveu, lui répondit par un discours touchant et sage, où il donnait, avec les marques d'une vraie tendresse, des conseils excellents, et qui ne pouvaient offenser personne. Mais Perrault lut ensuite un fragment de ses Parallèles, et un ami de Perrault, dont Boileau s'est moqué, l'abbé Lavau*, prononça un discours où il loua Fontenelle avec une insistance et une vivacité d'admiration, visiblement hostiles à ses adversaires : « On peut dire de lui ce que rapporte Cicéron d'un des plus beaux génies de son temps. César, frère de Catulus, qu'il savait donner aux choses les plus tragiques tout l'agrément que le genre comique peut fournir, et mettre de l'enjouement dans les choses les plus relevées sans leur faire perdre de leur poids et de leur force. »

Cette comparaison de Fontenelle avec un Romain illustre devait piquer au vif les partisans des anciens. Cette séance , espèce de triomphe que s'étaient arrangé les modernes, fit le plus grand bruit. On en parla longtemps à la cour et à la ville, et l'on se passa de main en main une complainte en vers, où la séance académique était racontée-. Il semble

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