Odyssée, liv. XV, v
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Mme Dacier traduit assez obscurément : a C'est dans cette tle que se voient les conversions du soleiL »
traduits', il raconte ainsi l'effet supposé de sa lettre h Perrault : « Comme il me demandait ce que je pensais de sa thèse, je lui en démontrai si parfaitement la sottise, qu'il parut depuis revenir à des sentiments plus raisonnables, car il ne répondit point à une dissertation assez longue que je lui adressai à ce sujet, et il ne s'opiniûtra point à soutenir par de nouveaux écrits son système insensé; il cacha d'ailleurs avec tant de soin ma dissertation, qn'on ne la trouva par hasard dans ses papiers qu'après sa mort. »
Huet, qui ne manque pas d'amour-propre, se fait illusion. Perrault n'était jamais embarrassé pour répondre, et même pour répondre spirituellement, surtout à une lettre dont le ton incivil et pédant donnait prise à la raillerie. Il lui était aisé de demander à Huet pourquoi l'auteur du traité sur la Faiblesse de l'esprit humain avait laissé de côté dans la thèse de Perrault tout ce qui regarde le progrès des connaissances humaines, et avait remplacé la discussion des idées par l'énumération mesquine des erreurs de détail et des contre-sens ; en un mot pourquoi au lieu d'une dissertation il n'avait fait qu'un erratum, comme un maître qui morigène un écolier. Le silence de Perrault n'est ni la preuve de l'impuissance ni le symptôme d'une conversion. Il se tut, comme devait se taire un homme bien élevé devant une attaque trop vive , partie de la main d'un évoque. Mais il ne fut pas converti , et n'abandonna aucune de ses idées, Boileau nous l'apprend dans la lettre de réconciliation qu'il écrivit à Perrault. Quant au reproche assez vaniteux adressé par Huet à Perrault, d'avoir si bien caché dans ses papiers l'épître de l'évêque d'Avranches, j'ai peine à le croire fondé. Perrault devait présumer que Huet en avait tiré des copies, qu'il ne cacherait pas, et qui