L ANGE
LE DEMON
Cette jeune fdle appartient à la race humaine; elle peut aller à Dieu et trouver place en sa présence. Moi, vaincu, foudroyé, précipité dans l'abîme, moi seul je demeure éternellement banni. La patrie qui m'est ravie est donnée à ce misérable favori, l'homme! Et je ne le haïrais pas! je ne le persécuterais pas! Oh! j'en ai trop dit déjà! L'envie consume mon sein... A moi cette âme !
l'ange.
Elle est pure, tu ne peux y toucher.
LE DÉMON
Eh bien, c'est ce que nous essaierons. Tu as pour toi la froide vérité, moi les séductions du mensonge. Commençons la lutte! (Un profond sommeil s'empare du frère; un nuage Venveloppe; Vair devient tiède et embaumé; de brillantes fleurs naissent autour de la jeune fille ; une foule d'oiseaux chantent dans les arbres.)
l'ange, avec nne calme tristesse.
0 Dieu tout puissant, donne à la pauvre enfant, dont la garde m'est confiée, la force de soutenir victorieusement ce combat suprême. Puissé-je paraître devant ton trône avec cette âme chérie, purifiée par le feu et l'épreuve... Puissé-je ne pas avoir à déplorer pendant l'éternité la perte de la douce jeune fille !
ir.
ANGE ET DfiMON.
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ji'tle lu Pfiir.) Tiiii affection n'est jcis sincère, {Le fh'nmn se cmln' titnis /<• ruisseau.)
L'ANdK, I.K IIKMON, I.A IKINK 1 IMJ:.
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