I.A .lEiNE l'ii.LF. .se penelie sur le ruiSf^eau
el iDiiIrniple son iniuip' dans le limpide eristal
des eunx.
Comme mes joues sont losées aujourd'hui! Le merle n'a pas de |diimes plus noires que mes cheveux; le jais n'a pas plus d'éclat (|ue mes yeux; le lis n'est pas plus blanc <|ue mon front... {Le démon sorl du ruisseau.)
LK itKMoN, (l'nn Ion ruilleur à l'anfp'.
Ah! Ah! ange do lumière, ton regard commence à s'atirister! Persistes-tu encore dans les jolies prélenlious? Non, n'est-ce jias? Tu vois (juelle esl ma puissance sur cette jeune fille. N'aije pas en ma possessi(m les deux clefs infaillibles de l'àme féminine — la vanité cl l'amour? L'une d'elles a suffi pour ouvrir son cœur; l'orgueil s'en est emparé !
i.'a nc, k.
•le ne me glorifierai |)as, comme toi, d'une victoire incertaine, esprit des ténèbres. Continue tes tiouipeiies mensongères. iiC péché d'Adam a soumis riion)Mie à tes .séductions. Mais n'oublie pas, perveis, (|ue ceux (|ui sortent tritimphants de l'épreuve occupent un rang |dus haut dans la gloire du Seigneur que ceux (pii n'ont pas combattu. Tu prépares à celte jeune tille un éclatant triomphe si elle parvient à vaiucr<', el à toi l'indicible lourinenl d'avoir fait du bien .^ un enfant des hommes.
I K m; MON, uirr ruije.
Ah! lu sais toucher dans mon sein ces fibres de douleur! Maudit sois-tu, lAcbe serviteur du Puissant! Oh! puissé-je faire succ(unber celte jeune fille, l'abime reteulirail pendant de longues années de mes cris d'allégresse... Mais elle succoud)era, elle lrébiiche;oui. elle se prend d'amour pour elle-même... vois comme elle sourit à son ini.iL'e... Tiens-toi sur les gardes : je vais le donner
ANGE ET DÉMON
une rude tAche ! {Tl rentre dana le rumeau.) LA jRiiNE i'ii.i-R, rcfiardanl tl(()ii< Irs flnh.
Uuisseau chéri, ton miroir argenté at-ii rélléchi les traits de beaucoup de jeunes (illes, et y en avait-il une qui me ressemblât ?