‹ [Œuvres complètes de Henri ConscienceChapitre 201 sur 225 · ROMANCE · texte numérisé non relu

ROMANCE

0 ange, doux esprit dont le pur amour était ma consolation sur terre, et qui guérissais mon cœur souffrant chaque fois que le mal poétique me prenait ! Tu étais l'étoile de ma vie ; et moi, par mes infâmes railleries, je t'ai donné froidement le coup mortel ! Ah ! je mérite mon sort affreux !

Hélas! plus d'espoir, regrets inutiles, mon crime était trop grand. Mon regard ne te contemplera plus jamais. Je t'ai tuée dans ma démence! Que tu étais belle! Rien que te regarder était le plus grand bonheur. Désormais ton sourire manquera à mes tristes années. Que ma punition est cruelle, ô Dieu !

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