‹ [Œuvres complètes de Henri ConscienceChapitre 30 sur 225 · Mieken et Janneken, petite Marie, petit Jean · texte numérisé non relu

Mieken et Janneken, petite Marie, petit Jean

La petite fille trouve que cela dure trop longtemps et témoigne son impatience de posséder la couronne...

Mais Janneken travaille avec une attention sérieuse. Sans savoir ce qui le pousse, il arrange et entremêle les fleurs, cherche l'harmonie des couleurs et essaie de temps à autre la couronne sur la tête de sa gentille compagne.

Un sentiment d'amitié ou d'amour a-t-il fait déjà de l'enfant un artiste précoce ?

Derrière ces inocents amis s'étend le champ de l'éternel repos, avec son silence que rien ne trouble, avec ses tombes verdoyantes et ses croix renversées...

L'humble petite église s'éJève au-dessus du

LA TOMBE DE FEU

(•Ii;iiii|> lies morts. Sa sicilli' loiir, Ittiiidc et massive il la hase, ressemble à un vieillard pleurant sur sesenl'ants (jui ne sont plus ; mais bientôt ses formes tlevieimenl sveltes, et elle s'élance vers le ciel comme une aij^nille et montre l'étoile il'or lie l'espérance scintillant au-ilessus des j^énéralions qui dorment dans le sein de la terre.

Le soleil répand sa joyeuse lumière sur le cimetière ; les fleurs se balancent sur les lombes au souille ilu vent cliaud du midi ; les oiseaux cbaiilenl dans les tilleuls (jui ondirairent le i,M/on bénit ; des papillons bigarrés volli|;eiil au-dessus des petites croix de bois... Mais rien ne trouble le silence solennel ni la reliirieuse solitude du jardin des morts.

Janueken a achevé son œuvre. Sur la tète de Miekeii rayonne la couronne rouge et bleue qu'il a tressée pour elle.

Tous deux entrent dans le sentier qui serpente à travers le cimetière.

Janueken voit une marguerite blanche briller comme une étoile d'argent sur une tombe. H fait un sanl de cùlé, arrache la lleur de sa tige et la fixe sur le front de son amie.

C'est le joyau le plus pi-écieux dans le diadème d'une reine, — reine (lont la royauté naissante est la vie, dont le speclie est la beauté, dont les trésors sont la candeur et la foi...

Mieken s'avance toute joyeuse, ses yeux bleus brillent d'un orgueil enfantin et mêlent leur doux éclat à celui des bluets qui s'agitent sur son front.

.Mais elle s'arrête et regarde en souriant une petite croix de bois dont la fraîche guirlande de fleurs imiique une lo-nbe nouvellement fermée.

— La couronne que lu |)orles est bien plus belle, dit Jauneken.

— C'est là qu'est enterrée la prtiic Lotie, du charron, dit la petite (ille, rêveuse.

-Malheureuse petite Lotte! répond le petit garçon; elle ne pourra plus aller à l'école avec nous.

— Mais elle c.>t au ciel, n'est-ce pas ?

— Oui, elle est au ciel, la pauvre fille !

— pourquoi e>-tu donc triste de ce (|uc la petite Lotte est au ciel ? demanda Mieken étonnée. Mlle est si bien au ciel! On peut s'y promener du matin au soir avec 1rs jolis petits anges, on y reroil des friandises à plein tablier, tf)us les jours y sont des dimanihfs, on y joue et on y chante sans cesse ; et (|uaml on est fatigué de jouer, le bon Dieu vous |)reiid sur ses genoux et vous embirt en vous embrassant!

— Oui, oui, il doit faire bon au ciel, soupire Janueken, absorbée dans ses pensées.

— .l'ai vu Lotte, lorsqu'elle était déjà dcveimc un petit ange, et qu'elle dormait un long sommeil

avant daller au ciel, reprend Mieken. Ah! (|u'elle était belle ! Klle avait une belle robe blanche, et sa ligure et ses mains étaient encore plus blanches que sa robe; elle portait sur ces cheveux \\\w couronne de (leurs d'or eî d'argent, avec des petites étoiles et C[q<, perles, comme l'Kufant Jésus dans l'église'. Kt Lotte souriait si doucement dans son sommeil, (pi'on eût dit qu'elle rêvait déjà du ciel. Je ne vis passes ailes, mais sa mère im^ dit qu'elles étaient repliées sous sou dos afin de se reposer pour le long voyage... (iar le ciel est bien loin, bien loin d'ici, Jauneken!

— Viens, Mieken, murmura le petit garçon en l'éloignant avec la main de la petite tombe. Je ne vomirais pas mourir tout de même, car je ne pourrais plus jouer avec toi.

— Mais, si nous pouvions aller au ciel ensemble, ce serait bien ainsi, n'est-ce pas?

— .Non, non, ne parle plus de cela, répli(|ua Jauneken avec tristesse. Cela me lait peine. .\h! Mieken, n'es-tu donc pas contente sur la terre?

Ils s'approchèrent de l'autre côté de l'église.

Il y a là, c(mtre le mur, un petit enclos fermé d'uncgrille de fer établie pour protéger une tombe contre les pieds des passants. Une |)orte à serrure est ménagée dans la grille, et, à deux pas de là, est un banc (>n bois de chêne dont la surface est polie par un long usage.

Dans l'enclos, pas de pieire portant le nom du mort chéri; mais le sol est couvert de (leurs délicieuses. 11 est visible (|u"une main pieuse les soigne et les arrose; car, tandis que dans le reste du cimetière, le gazon est à demi grillé par la chaleur de l'été, le^ (leurs de la tombe montrent une fraîcheur et une vitalité surprenantes.

— Tiens! s'écrie la jielite fille, encore de nouvelles (leurs sur lalondie de fer... Des (leurs sorties de terre et écloses en une seule nuit; c'est étrange, n'est-ce pas? Des fleurs qu'on ne trouve nulle part, ni dans les |)rés, ni dans les champs, ni dans les bois!

— 0 innocente .Mieken! c'est toujours l'ermite qui les |)lante là!

— Oui. Alors, que signifie ce banc usé? c'est la dame blanche (|ui vient s'assoeir toutes les nuits sur le banc, près de la tombe de fer,jusq!rà ce(|ue les coqs chantent?

— Non, c'est le vicl ermite «pii vient prier tous les jours sur le banc.

— Mais (|ui peut être enterré là. Jauneken? Ma mère ne le sait pas.

— Je l'ai demandé à mon père. C'est une vilaine histoire que je ne puis coujprendrc. Je crois que

1. Dans cprlninon parlicudc la Belgique, c'est la coutume de parer d'une couronne de (leurs artincicUes le fronl des enraiiU morts.

LA TOMBE DE FER

l'einiite ;i été marié avec une femme (jui étail déjà morte...

— Vois, Janncken, la belle fleur! iiUerrouipil la petite fille en admiration ; avec des feuilles jaunes comme de l'or et un cœur rouge comme du sang...

Le petit garçon regarda de tous côtés avec défiance et dit :

— Je cueillerais bien cette fleur pour l'ajouter à ta couronne, Mieken; maisj'ai peur quel'ermile ne me voie.

— Non, non, ne la cueille pas, dit l'enfant effrayée. La dame blancba le saurait.

Mais Janneken se penche au-dessus du grillage de fer et s'allongea pour saisir la belle fleur.

— Fuis, fuis, voilà l'ermite! s'écria Mieken.

Et les deux enfants s'élancèrent effrayés hors du cimetière.

Par une belle journée d'été, je cheminais, le bâton de voyage à la main, le long d'une des chaussées qui, d'Anvers, se dirige verslaCampine. J'étais las de rêver et de jouir du spectacle de la nature ; car la longue route avait fatigué mes membres, et la chaleur étoufl"anle avait émoussé la sensibilité de mon cerveau.

Ce n'était pas que j'eusse fait une longue journée de marche, ni précipité mon pas de manière à épuiser mes forces. J'étais parti de la ville le matin de bonne heure ; j'avais marché, je m'étais assis au bord de la route, j'avais causé avec des gens de l'auberge; j'avais cueilli des herbes et efl'euillé des (teurs, et, ainsi rêvant, flânant et jouant avec un plaisir enfantin, je n'avais fait que trois lieues de chemin quand le soleil commençait déjà à descendre vers l'horizon.

Ce fut avec une vérilable satisfaction que j'entendis derrière moi un bruit lointain de roues, et que je distinguai, dans un nuage de poussière lumineux, la gigantesque masse noire qui m'annonçait l'arrivée de la diligence.

Lorsque la lourde voiture s'approcha enfin de l'endroit où je me trouvais, je fis un signe au conducteur qui, de loin, m'avait déjà envoyé un salut amical, comme à une vieille connaissance.

Il arrêta ses chevaux, ouvrit la diligence et répondit à ma question télégraphique :

— 11 y a encore place dans le coupé. Où allonsnous par ce temps étouffant?

— Descendez-moi au chemin de Bodeghem.

— Bien, monsieur... En route!

Je sautai dans la diligence, et, avant que je fusse assis, les chevaux avaient repris leur trot cadencé.

Il n'y avait qu'un voyageur dans le coupé; un vieillard à cheveux gris qui avait répondu à mon

salut par un « bonjour, monsieur », prononcé à voix basse, presque sans me regarder, et semblait peu porté à la conversation.

Pendant un certain lemps, je regardai par la portière, contemplant distraitement les arbres qui défilaient rapidement les uns après les autres devant les izlaces de la diligence.

Mais bientôt un retour de curiosité reporta mon attention sur mon compagnon de voyage, et, comme il tenait la tête et le regard baissés, je pus l'observer et l'examiner à loisir.

11 n'y avait rien de bien remarquable en lui. Il paraissait avoir passé la soixantaine; ses cheveux étaient blancs comme l'argent, et son dos me parut légèrement voiité. Les traits de son visage étaient doux et portaient les traces d'une beauté flétrie. Ses vêtements simples, mais riches, étaient ceux d'un homme qui aj)partient à la bonne bourgeoisie. — L'immobilité de ses yeux grands ouverts, un sourire qui se jouait parfois sur ses lèvres, et le pli de la réflexion au-dessus de ses sourcils indiquaient qu'il était préoccupé en ce moment d'une pensée absorbante.

Ce qui attira plus particulièrement mon attention, c'est un petit bloc d'albâtre placé à côté de lui sur le banc. Comme cet objet, encore informe, ressemblait assez bien au socle d'une pendule, et que je voyais (rois ou quatre instruments en acier d'une forme particulière sortir en partie d'un papier placé près du morceau d'albâtre, je crus ne pas me tromper en concluant que mon compagnon de voyage devait être un horloger.

Après un long sitence, je me hasardai à lui adresser cette phrase banale :

— Il fait bien chaud aujourd'hui, n'est-ce pas, monsieur?

Il sursauta comme s'il s'éveillait d'un rêve, se tourna vers moi et répondit avec un sourire aimable :

— En effet, il fait très chaud, monsieur.

Puis il détourna les yeux de nouveau et reprit sa position première.

Je ne me sentais pas grande envie de faire [dus ample connaissance avec un homme qui était si avare de ses paroles et si peu porté à la conversation. D'ailleurs, son visage, que je venais seulement de voir entièremeni, m'avait inspiré une sorte de respect, à cause de la majesté empreinte dans tous ses traits, où se lisaient les signes du génie et du sentiment.

Je me blottis dans un coin de la diligence, je fermai les yeux, et je rêvai tant et si bien, que je finis par m'assoupir.

— Les voyageurs pour Bodeghem ! cria le conducteur en ouvrant la portière.

Je sautai sur la chaussée et payai ma place.

LA TOMBE DE FEU

Lo coïKliiilt'ur riMiionta sur sou si('};o, l'ouelt;! ses clicvaux et me cria en guise d'adieu :

— Hou voyajje, monsieur Cousiience ! el ne racontez pas trop de labiés sur la tombe de fer!

Tout éldiiné, je suivis des yeux le couilucteur, Oui pouvait avoir n'-vélé le but de mou voyajie, puiscpu'. i.iut U> IdU}; de ma roule, je n'en avais dit mol à perstunie?

Une voix (jui prononrail mon nom derriirc moi me fit retourner la tète.

Je vis s'approcher, le chapeau à la main, le sourire aux It'vres, el son bloc d'albàlre sous le bras, mon sinjïulier compaj^non de la ililigence. il était sans doute descendu après moi sans que je l'eusse remarqui'.

Il me salua d'un air cordial et me dit :

— Vous r-ies M. (Conscience, le diantre de noire Immble Campine? Excuse/ mon importunité et permettez-moi de vous serrer la main; il y a si longtemps que je souhaitais de vous voir...

Je balbutiai quelques paroles pourremeicier le bon vieillard de son amabilité.

— Kl vousallez à Dodeghcm? ilemanda-t-il.

— Oui; mais je n'y resterai pas longtemps; je compte être à Denkelliout avant ce soir, pour y passer la nuit.

— J'aurai du moins le bonheur d'être votre compagnon de roule, et peut-être votre guide jus(|u'à Bodegliem ; car vous n'êtes pas encore venu dans notre petit village oublié?

— Non, monsieur, pas encore, et c'est avec plaisir (jue je profiterai de votre obligeance, à condition que vous me permettrez de vous décharger de cette pierre.

— N'y faites pas attention : mes cheveux sont blancs, el mon dos commence à se voûter, mais les jambes el le cœur sont encore bons.

J'insistai pour porter la pierre, en invoquant son grand âge, mes forces juvéniles et le respect que l'on doit à la vieillesse; mais il s'excusa et se défendit avec ténacité; enlin, je lui pris sou lardeau presque de force cl l'obligeai ainsi de me suivre sur la route sablonneuse.

Pour mettre un terme aux témoignages de son regret, je lui demandai :

— Ce bloc d'albâtre est destiné, sans doute, à la base d'une pendule".' Monsieur est probablement horloger?

— Horloger? répondit-il en riant. Non, je suis sculpteur.

— Vraiment! je suis donc en compagnie d'un artiste? J'en suis charmé.

— Un amateur, monsieur.

— El V0U5 demeurez à Bodegliem depuis longtemps déjà?

— Hepuis au moins qu irante ans.

— Peut-être votre nom ne m'est-il pas inconnu. Le vieillard secoua la tête et réponililaprès une

pause :

— Vous êtes encore lr»q> jeune, monsieur, pour connaître mon mmi. Ce n'est pas que, dans le monde des arts, on n'ait fait (|uid(|ue bruit autour de ce nom; mais cela ne dura pas longtemps; plus de trente aii.> se sont écoulés depuis.

— N'avez-vous jamais exposé quebiu'une de vos œuvres? demandai-je.

— Un(î seule l'ois. C'était en IH:2i. 11 y avait un grand mouvement dans le domaine des arts, parce que la paix donnait l'essor à toutes les forces vives de la nation. .Malheureusement, chacun était assujetti à ces règles étroites que la prétendue école de David avait tracées comme des conditions de la beauté; on voulait imiter en tout ranti(|uité grecque, mais on ne lui avait emprunté que l'apparence et les lormes matéiielles, el, faute d'une àme qui pût animer les créations de la nouvelle école, ou avait eu recours aux poses théâtrales et aux gestes exagérés. Toute figure, peinte ou sculptée, qui n'était pas roide, stdeimelle et sans àme, ne pouvait trouver grâce aux yeux d'un public dont le goût était perverti. C'est dans ces circonstances que j'exposai ma première œuvre. — C'était une statue couchée, en marbre : une jeune (ille, étendue sur son lit de mort, tenant encore le crucifix dans ses mains jointes, comme la mort l'avait surprise. J'avais éclairé les traits sans vie de ma statue d'un joyeux sourire, d'une expression de confiance, d'espoir et de béatitude. Mon but était de fixer sur le marbre le moment sn|irême où l'Ame quitte le corps et le force cependant encore à manifester la joie que lui fait éprouver la cerliluded'une vie n)cilleure. Celle œuvre, (jue j'avais nommée le ]^ri'ss('>i(iiiient ilc rrlfiiiifé, souleva une sorte d'émeute parmi les artistes. La plupart se déchaînèrent contre moi avec une espèce de fureur et criti(juèrent ma statue comme le frnild'un esprit malade, et comme une hérésie conlie les préceptes alors en honneur. En eiïet, les formes de ma statue étaient maigres, délicates, fines el rêveuses : la forme matérielle élail sacrifiée à l'expression morale d'une idée ou d'un sentiment. Il y eut aussi beaucoup de personnes qui parurent admirer mou (piivre, et qui m'encouragèrent en me disant f|ue j'étais prédeslinéà faire une révolution dansl'ecole el à élever l'art chrétien au-dessus de l'arl païen; mais plus je trouvai de défenseurs, plus je vis s'élever contre moi d'ennemis acharnés. Si la Intle s'était bornée à la discussion des défauts et des mérites de ma statue, je n'y eusse point succombé ; mais mes adversaires, aveuglés par la passion, se mirent à chercher dans mon passé des prétextes pour me livrer à la risée du publie. Ils firent

LA TOMBE DE FEU

Janncken se pencha au-dessus du grillage de fer. (Page 3.)

sans le vouloir, saigner mon cœur par de profondes blessures, et profanèrent des souvenirs qui m'étaient plus chers que la vie. Depuis ce moment, j'ai eu peur de la publicité, et je n'ai plus jamais rien exposé.

Il y avait, dans les paroles du vieillard, un calme touchant et une émouvante sérénité. En ce moment, sa figure me parut si noble et si majestueuse, que j'en fus profondément ému, et ce ne fut qu'après un moment de réflexion que je lui demandai :

— Et ne travaillez-vous plus du tout, maintenant?

— Je travaille encore de temps en temps, dit-il. Il me serait impossible de m'en abstenir, lors même que je le voudrais. L'art est devenu pour mon cœur un besoin impérieux, parce qu'il est la baguette magique avec laquelle j'évoque les plus douces pensées de mon passé, et me transporte dans le printemps de ma vie.

Le chemin était devenu très sablonneux, et nous avancions à grand'peine. Cela interrompit notre conversation pendant quelques minutes. Lorsque je pus reprendre ma place à côté du vieillard, je lui demandai :

— Si je ne me trompe, vous avez lu quelquesuns de mes ouvrages. Vous aimez donc la littérature?

— Je ne lis pas beaucoup, répondit-il; cependant je possède la plupart de vos œuvres.

— Et ont-elles su vous plaire?

— Vos récits de la Campine , et vos esquisses morales surtout; oui, plus que vous nesauriezvous l'imaginer. Il en est que j'ai relus plus de dix fois. Ce ne sont pas les histoires mêmes qui me font encore plaisir après plusieurs lectures; c'est le ton, une sorte d'harmonie secrète qui s'accorde avec mon humeur et qui me ravit.

Je regardai le vieillard d'un œil inerrogateur pour obtenir de plus amples explications.

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