‹ Œuvres complètes de Honoré de BalzacChapitre 25 sur 25 · VI. 5 l · texte numérisé non relu

VI. 5 l

NOTES ET I ( I URCISSEMENTS.

Page 305. Cogniard, le faux tomtt it Sainte-Hélène. — Pierre Coignard, du le comte Pontîs de Sainte -Hélène, aventurier célèbre (1779 t 1N31 ). Malgré un séjour de quatre ans au bagne, Coignard sut entrer dans l'année, fit la guerre d'Espagne sous [empire et devint chel de bataillon. C'est alors qu'ayant épousé la mahresse d'un émigré, le comte de Sainte-Hélène, il se fabriqua sous ce nom un faux état civil, suivit Louis W III à Gand, devint lieutenant-colonel de la légion uV la Seine, et acquit une situation mondaine qui lui permettait d'indiquer les coups

à taire à une bande de voleurs tonnée par lui. Mais reconnu, au COUTS d'une revue, par un ancien compagnon de bagne, il lut dénonce et condamné en 18 19 aux travaux forcés à perpétuité.

J07. I\tac rue Sainte-Anne. — La rue Sainte-Anne en la Cité, allait de la rue de la Banllerie (aujourd'hui boulevard du Palais) au quai des t Mé\rcs. Elle s'est appelée depuis rue de la Sainte-Chapelle et, petit à petit, a été englobée dans les agrandissements du Palais de Justice.

I' 1.1 399. «Ma Fancbettc est charmante dans sa simplicité.» — Trio eu canon célèbre, tiré des Deux Jaloux, comédie en un acte, mêlée d'ariettes, d'après Dulresnv, par Yial, musicjuc de M™ Gail; jouée à Feydeau en 1 8 1 3.

Page 401. Rue d'Artois. — Cette rue, ouverte en 1771, et ainsi appelée en l'honneur du comte d'Artois, a pris en 1830 le nom du banquier Laflîtte, l'un des principaux fauteurs de la Révolution de Juillet.

Page 4.03. Passage des Panoramas. — Ce passage fut ouvert en 1800. Les panoramas en ont disparu en 1831.

Page 4.03. Une montre de Breguet. — Horloger de la manne, membre du Bureau des Longitudes et de l'Académie des Sciences, Abraham-Louis Bréguet (1747 t 1823) ne se contenta pas de taire faire les plus grands progrés à i'norlogerie courante; mais il inventa et construisit nombre d'instruments de précision pour la manne et l'astronomie.

Page 403. L'ail ame'ricain. — C'est-à-dire le regard pénétrant et scrutateur.

Page 4.09. Le- Mont sauvage, une grande pièce tirée du Solitaire. — Le Mont ^auia^i . mélodrame en trois actes de Guilbert de Pixérécourt, représenté pour la première fois à la Gaieté en 1821.

Le Solitaire, roman moyen-âge du vicomte d'Arhncourt (1821), où le

XV* siècle est peint des traits les plus romantiques : le Solitaire «enveloppé des crêpes de la mort» n'est autre que Cnarles-Ic-Téméraire, qui a échappé au désastre de Nancv, et s'est retiré sur le «Mont-Sauvage».

Page 4.09. Dormez, chères amours... — Cité de cette façon le vers est faux; il faut lire :

Donnez, donnez, mes chères amours.

Ainsi débute le refrain d'une romance d'Amédée de Beauplan, poète et auteur dramatique (179011853). En insérant cette romance dans sa Somnambule , Scribe lui donna un regain de succès.

Page -fi"- Soleil, soleil, divin soleil. . . — Scie d'atelier, en vogue sous la

Restauration.

Page 417. La Gaieté. — Elevé en 1759 sur le boulevard par le fameux Nicolet, ce n'est qu'en 1792 que ce théâtre prit le nom de la Gaieté. Mais, Nicolet étant mort, le genre auquel il s'était consacré fut abandonné pour le drame et la féerie. En 1808 le théâtre, trop petit, fut reconstruit par Pevre, et une seconde fois en 1835, après un incendie

aui donna l'idée d'y utiliser le fer dans la plus grande mesure. Jamais autre ne mérita aussi peu son nom : les drames les plus noirs et les plus atroces s'y succédèrent pendant toute l'époque romantique.

Page 423. Monsieur Tissot. — - Pierre-François Tissot (176811854), clés ses débuts au club de Versailles, se montra révolutionnaire aussi radical dans ses principes que modéré dans ses actes. Il participa à la Révolution mais n'y joua jamais de rôle en vue. II suppléa 1 abbé Delille en 1810 et lui succéda en 1813 dans sa chaire de poésie latine. La Restauration le révoqua, et la Révolution de Juillet le remit en place. Outre ses articles aux journaux libéraux de la Restauration , il a composé nombre d'ouvrages , entre autres des Etudes sur Virgile et une Histoire de la Révolution française.

Page 430. M'otolondrer. — M'ennuyer, m'embêter, dans l'argot des malfaiteurs.

Page 433. Flicoteaux. — L'établissement de ce restaurateur se trouvait au coin de la rue Neuve-Richelieu, aujourd'hui englobée dans la place de la Sorbonne. Ce n'était qu'une gargote à prix fixe pour étudiants pauvres : le dîner, composé de trois plats et d'un carafon de vin, n'y coûtait que dix-huit sous. Balzac a longuement décrit les splendeurs de Flicoteaux dans les Illusions perdues.

Page 450. Le duc de Vermandois. — Louis de Bourbon, fils naturel de Louise de LaVallière, né en 1667, mort en 1683.

Page 464. Sainte-Pélagie. — La prison de Sainte-Pélagie, située rue de la Clef, était réservée aux détenus pour dettes, avant 1826, où ceux-ci furent détenus à la prison de la rue de Chchy. Sainte-Pélagie, qui depuis a logé les prisonniers politiques, n'a été démolie qu'il y a quelques

Page 479. La prière de Mosè. — Mosè in Egitto , opera-sena de Rossmi, suides paroles de Balocchi, représenté en 1818 au théâtre Saint-Charles à Naples; remanié, augmenté et transformé en opéra français sur des paroles de Jouv, il fut repris à l'Académie royale de musique, le 26 mars 1827. La prière de Moïse en devint aussitôt le morceau le plus populaire et l'on sait que l'une des virtuosités les plus étonnantes de Paganini était d'exécuter sur la seule quatrième corde de son violon les prestigieuses variations qu'il avait composées sur cette prière.

NOTES El ECLAIRCISS1 M IMS.

lit son amant. —

Nompar de Caumont, duc de Lauzun, est célèbre par la pas-

ira à Mademoiselle de Montpensier, cousine germaine de

\\\. hn h.-.'. Mademoiselle avait obtenu du Roi la permission

d'épouser Lauzun, mais bientôt des intrigues d'envieux tirent revenir le

Roi • et l'année suivante Lauzun tut embastillé puis envoyé

à Pignerol OÙ il resta huit ans prisonnier. Rendu à la liberté en I

il épousa enfin la princesse; mais, une lois mariés, ils ru purent s'ac-

t et ils durent se séparer, pour ne plus s<. revoir.

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