‹ Œuvres complètes de J. AutranChapitre 44 sur 99 · A MADAME ELISE DE G · texte numérisé non relu

A MADAME ELISE DE G

Bit RéPOIfSB A DBS STANCBS ADRBSS^BS A L*AOTBDR SUR SBS POéSIBS MARITIHBS.

Oui, j'aimai, je chantai, dès ma saison première,

Ce fluide élément.

Ces espaœs d*azur où Tâme, heureuse et Qère,

Plane si librement.

Oui, le mouvant tableau de cette onde où se mire

Le chœur des astres d'or

Me fut cher comme à toi, — sirène que j'admire

Sans te connaître encor I

*i38 LES POEMES DE LA MER.

Mais, depuis, entratné loin des eaux dont la houle

Berce les matelots, Je vis de près le siècle et je hantai la foule,

Mer aux arides flots !

Dans ce triste Océan qui s'agite et qui souffre,

£t qui roule des pleurs, Spectateur attristé, je mesurai le gouffre

Des humaines douleurs.

Aujourd'hui, grâce à vous, femme à la voix touchante,

Penseur moins soucieux. Je regagne le bord de TOcéan qui chante

Et reflète les cieux.

Là, tandis que la nuit brode sa sombre toile

D'astres brillants et doux, L'œil ûxé sur la vague où se lève une étoile.

J'aime à songer à vous;

A vous dont les beaux vers, sur Taile de la stance.

M'apportent leur douceur; A vous, en qui mon âme; à travers la distance,

Déjà rêve une sœur;

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