‹ Œuvres complètes de J. AutranChapitre 46 sur 99 · SUR UNE PLAGE DU LATIUM · texte numérisé non relu

SUR UNE PLAGE DU LATIUM

Sans avoir vu passer une ligure tiumaine, J'ai suivi, tout le jour, le rivage latin ; Seul et n'obéissant qu'au hasard qui me mène, Tout le jour, j'ai foulé le bord de ce domaine Où chaque pas évoque un fantôme lointain.

Ces grèves, qui dormaient hier silencieuses, D'un terrible fracas partout grondent ce soir : Bruit des forêts de pins, craquement des yeuses, Hurlement sur l'écueii des ondes furieuses.

Cris d'oiseaux effarés tournant sous un ciel noir.

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