LA VISTE
Il cuore mi baliava, cône ad un inaâmoiato che TÎTede l'amata.
C'est elle, c*est la mer ! EnGn tu m'es rendue, Enfin je te revois, magnifique étendue, mer, dont chaque flot luit comme un diamant I Après un si long temps passé loin de ta rive. Je reviens, et j'éprouve au moment où j'arrive L'allégresse d'un fils et presque d'un amant.
Que de fois, dans l'exil, je rêvai de ta plage I En vain j'ai vu briller sous un ciel sans nuage
1. On nonune ainsi, sur l'ancienne route de Lyon i Maraeille, le point <i'où l'on découvre la Méditerranée.
Des fleuves à pleins bords, miroirs de cristal pur; En vain le bleu Tyrol m'offrit ses lacs splendides : Les sillons de leur nappe imitaient mal tes rides, Ils brillaient d'un azur qui n'est point ton azur.
Afin de retrouver un accord de tes ondes,
Je marchais attentif dans les forêts profondes,
Des murmures divers j'étudiais le sens :
Aux chênes, aux bouleaux pourquoi tendre Toreille?
Est-il une musique à la tienne pareille?
Leur voix n'a que des sons, la tienne a des accents.
Égaré d'autrefois, dans quelque Babylone, Aux quartiers où le peuple à flots noirs tourbillonne, Je passais, écoutant son flux et son reflux ; Mais bientôt, le front bas, je sortais de la foule ; Hélas I dans ce fracas de notre humaine houle. C'est le cri des douleurs qui domine le plus.
Et je disais : mer I quand donc pourrai-je encore Entendre tes refrains sur le galet sonore, Tes rhythmes de bonheur durant les nuits d'été ? Chaque bruit de la terre est angoisse ou blasphème :