LE BERCEAU. 3S
Penchés sur Teau pour mieux s*y voir, Les tamaris de la falaise.
L'air est sans brise et sans fraîcheur.
Et, seule, sur la mer profonde.
Flotte la barque d'un pécheur Dont le filet traîne dans l'onde.
Fais bonne pèche, 6 matelot!...
De temps en temps sa barque penche,
Elle projette sur le flot
Un long reflet de voile blanche.
Assise au bord, sur le galet.
Auprès d'un enfant qui sommeille, Sa femme répare un filet Qui revint déchiré la veille.
Elle est habile dans cet art.
Elle promène son aiguille, Tout en jetant plus d'un regard Au premier-né de la famille.
Il est couché, Tenfant vermeil, Dans son berceau d'algue marine; Le léger souffle du sommeil Soulève à peine sa poitrine.
Il dort, charmant comme TAmour, Un bras replié sous sa tête, Celui qu'agiteront un jour Tous les soucis de la tempête !
La tempe est moite de sueur, La peau reluit humide et rose; Le ciel d'été met sa lueur Au front de Tange qui repose.
Et seul tu sais qui dort le mieux, Dieu très-haut, Père invisible!
De rOcéan silencieux.
Ou du petit berceau paisible I