‹ Œuvres complètes de J.-B. Poquelin MolièreChapitre 113 sur 266 · SCÈNE IV, - HORACE, ARNOLPHE · texte numérisé non relu

SCÈNE IV, - HORACE, ARNOLPHE

HORACE

Je reviens de chez vous, et le destin me montre

Qu'il n'a pas résolu que je vous y rencontre.

Mais j'irai tant de fois, qu'enfin quelque moment...

ARNOLPHE

Eh! mon Dieu! n'entrons point dans ce vain compliment : Rien ne me fâche tant que ces cérémonies; Et, si l'on m'en croyoit, elles seroienl bannies. C'est un maudit usage; et la plupart des gens Y perdent sottement les deux tiers de leur temps.

Il se couvre.

Mettons * donc sans façon. Eh bien, vos amourettes? Puis-je, seigneur Horace, apprendre où vous en êtes? J'étois tantôt distrait par quelque vision ; Mais depuis là-dessus j'ai fait réflexion. De vos premiers progrès j'admire la vitesse, Et dans l'événement mon âme s'intéresse.

HORACE

Ma foi, depuis qu'à vous s'est découvert mon cœur, Il est à mon amour arrivé du malheur.

ARNOLPHB.

Oh I oh 1 comment cela?

HORACE

La fortune cruelle A ramené des champs le patron de la belle.

ARNOLPHE

Quel malheur!

HORACE

Et de plus, à mon très-grand regret, Il a su de nous deux le commerce secret.

ARNOLPHE

D'où diantre a-t-il sitôt appris cette aventure?

* Pour : mettons notre chapeau. Ellipse du (on familier et mAm-^ trÏTlalf qui n'a dus cours.

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