‹ Œuvres complètes de J.-B. Poquelin MolièreChapitre 146 sur 266 · SCÈNE m. — GLIMÈNE, URANIE, ÉLISE, r.ALOPIN. URANIE · texte numérisé non relu

SCÈNE m. — GLIMÈNE, URANIE, ÉLISE, r.ALOPIN. URANIE

Vraiment, c'est bien tard que...

CLIMÈNE

Ehl de grâce, ma chère, faites-moi vite donner un siège.

URANIE, à Galopin.

Un fauteuil promptement.

CLIJIÈNE.

Ah! mon Dieu!

Qu'est-ce donc?

CLIMÈNB.

le n'eti puis plus!

URANIB.

Qu'avez-vousî

CLIMÈNE

Le cœur me manque.

URANIE

Sont-ce vapeurs qui vous ont pris?

CLIMÈNE

Non.

URANIE

Voulez-vous que l'on vous délace?

CLIMÈNK.

Mon Dieu, non. Ah!

URANIE

Quel est donc votre mal? et depuis quand vous a-t-iî pris?

CLIMÈNE

Il y a plus de trois heures, et je l'ai rapporté du Palais- Royal *,

Comment?

CLIMÈNE

Je viens de voir, pour mes péchés, cette méchante rapsodie de V École des Femmes. Je suis encore en défaillance du mal de cœur que cela m'a donné, et je pense que je n'en reviendrai de plus de quinze jours.

ÉLISE

Voyez un peu comme le» maladies arrivent sans qu'on y songe !

URANIE

ie ne sais pas de quel tempérament nous sommes, ma cousine et moi ; mais nous fûmes avant-hier à la môme [Àèce, et nous en revînmes toutes deux saines et gaillardes.

CLIMÈNE

Quoi! vous l'avez vue?

URANIE

Oui, et écoutée d'un bout à l'autre.

CLIMÈNE

Et vous ij'eri avez pas élJ jusques aux convulsions, ma £hère ?

' Ou Uiéàlre de Molière. Voyei la piilace de Don dirrie de A'nj'flrft'.

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