SCÈNE II.— SGANARELLE
U va frapper à sa porte, croyant que c est celle de Vi'rrt. Ne perdons point de temps; c'est ici. Qui va là? Bon, je rêve. Holà! dis-je, holà, quelqu'un! holàl Je ne m'étonne pas, après cette lumière, S'il y venoit tantôt de si douce manière ; Mais je veux me hâter, et de son fol espoir...
SCÈfttlII. — SGANARELLE, VALÈRE, ERGASTE. SGANARELLE, à Ergaste, qiii >st sorti brusquement.
Peste ?oit du gros bœuf, qui, pour me faire choir, Se vient devant mes pas planter comme une perche!
VALÈRE
Monsieur, j'ai du regret. . .
Ah ! c'est vous que je cherche
VALÈRE
Moi, monsieur?
SGANARELLE
Vous. Valère est-il pas votre nom?
VALÈRE
Oui.
SGANARELLE
Je viens vous parler, si vous le trouvez bon.
VALÈRE
Puis-je être assez heureux pour vous rendre service?
SGANARELLE
Non. Mais je prétends, moi, vous rendre un bon office, Et c'est ce qui chez vous prend droit de m'amener.
VALÈRE
Chez moi, monsieur?
SGANARELLE
Chez vous. Faut-il tant s'étonner!
VALÈRE
J'en ai bien du sujet; et mon âme, ravie De l'honneur...
Laissons-là cet honneur, je vous prie.
VALÈRE
Voulez-vous pas entrer?
SGANARELLE
Il n'en est pas besoin.
VALÈRE
Monsieur, de grâce.
SGANARELLE
Non, je n'irai pas plus loin.
VALÈRE
Tant que vous serez là, je ne puis vous entendre.
SGANARELLE
Moi, je n'en veux bouger.