‹ Œuvres complètes de J.-B. Poquelin MolièreChapitre 152 sur 266 · SCÈNE V. — LE MARQUIS, CLIMÈNE, URANIE, ÉLISE. LE MARQUIS · texte numérisé non relu

SCÈNE V. — LE MARQUIS, CLIMÈNE, URANIE, ÉLISE. LE MARQUIS

Votre petit laquais madame, a du mépris pour ma personne.

' Pwii- : il ne veuf pas omettre d'entrer. Excfllpiile e'^pres-ion etnprunlée nuï Italiens {lasciar di dire). Expression que ?icus avons perdue, e*. qui ne peut se remplacer.

ÉLISE

Il auroit tort, sans doute.

LE MAHQUIS.

C'est peut-être que je paye l'intérêt de ma mauvaise mine, (il rit.) Hai, hai, hai, hai.

ÉLISE

L'âge le rendra plus éclairé en honnêtes gens *.

LE MARQUIS

Sur quoi en étiez-vous, mesdames, lorsque je vous ai interrompues?

URANIE

Sur la comédie de Y École des Femmes.

LE MARQUIS

Je ne fais que d'en sortir.

CLIMÈNE

Eh bien, monsieur, comment la trouvez-vous, s'il vous plait?

LE MARQUIS

Tout à fait impertinente.

CLIMÈNe.

Ah ! que j'en suis ravie !

LE MARQUIS

C'est la plus méchante chose du monde. Comment, diable! à peine ai-je pu trouver place. J'ai pensé être étouffé à la porte, et jamais on ne m'a tant marché sur les pieds. Voyez comme mes canons et mes rubans en sont ajustés , de grâce.

ÉLISE

11 est vrai que cela crie vengeance contre YÉcole des Femmes j et que vous la condamnez avec justice.

Il ne s'est jamais fait, je pense, une si méchante comédie.

URANIE

Ah! voici Dorante, que nous attendions.

* Pour : cens cuiiiinc il la«»^ Celtu acception s'est coiibc-i yOe jusqu'au milieu du xviii»' siècle.

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