SCÈNE VII Î
il demeure au retour longtemps à sa porte par rinnocence de ses valets, afin qu'il soit partout puni par les choses qu'il a crues faire la sûreté de ses précautions.
LE MARQUIS
Voilà des raisons qui ne valent rien.
CLIMÈNE
Tout cela ne fait que blanchir.
ÉLISE
Cela fait pitié.
DORANTE
Pour le discours moral que vous appelez un sermon, il est certain que de vrais dévots qui l'ont ouï n'ont pas trouvé qu'il choquât ce que vous dites; et sans doute que ces paroles d'enfer et àe chaudières bouillantes sont assez justifiées par l'extravagance d'Arnolphe et par l'innocence de celle à qui il parle. Et, quant au transport amoureux du cinquième acte, qu'on accuse d'être trop outré et trop comique, je voudrois bien savoir si ce n'est pas faire la satire des amans, et si les honnêtes gens même et les plus sérieux, en de pareilles occasions, ne font pas des choses...
LE MARQUIS
Ma foi, chevalier, tu ferois mieux de te taire.
DORANTE
Fort bien. Mais enfin, si nous nous regardions nousmêmes, quand nous sommes bien amoureux...
Je ne veux pas seulement t'écouter.
DORANTE
Écoute-moi si tu veux. Est-ce que dans la violence de la passion...
LE MARQUIS
La, la, la, la, lare, la, la, la, la, la, la.
Il chante.
DORANTE
Quoi !
LE MARQUIS
La, la, la, la, lare, îa, la, la, la, la, la.
DORANTE
Je ne sais pas si...
LE MARQUIS
La la, la, la, lare, la, la, la, la, la, la.