‹ Œuvres complètes de J.-B. Poquelin MolièreChapitre 164 sur 266 · SCÈNE VII Î · texte numérisé non relu

SCÈNE VII Î

il demeure au retour longtemps à sa porte par rinnocence de ses valets, afin qu'il soit partout puni par les choses qu'il a crues faire la sûreté de ses précautions.

LE MARQUIS

Voilà des raisons qui ne valent rien.

CLIMÈNE

Tout cela ne fait que blanchir.

ÉLISE

Cela fait pitié.

DORANTE

Pour le discours moral que vous appelez un sermon, il est certain que de vrais dévots qui l'ont ouï n'ont pas trouvé qu'il choquât ce que vous dites; et sans doute que ces paroles d'enfer et àe chaudières bouillantes sont assez justifiées par l'extravagance d'Arnolphe et par l'innocence de celle à qui il parle. Et, quant au transport amoureux du cinquième acte, qu'on accuse d'être trop outré et trop comique, je voudrois bien savoir si ce n'est pas faire la satire des amans, et si les honnêtes gens même et les plus sérieux, en de pareilles occasions, ne font pas des choses...

LE MARQUIS

Ma foi, chevalier, tu ferois mieux de te taire.

DORANTE

Fort bien. Mais enfin, si nous nous regardions nousmêmes, quand nous sommes bien amoureux...

Je ne veux pas seulement t'écouter.

DORANTE

Écoute-moi si tu veux. Est-ce que dans la violence de la passion...

LE MARQUIS

La, la, la, la, lare, la, la, la, la, la, la.

Il chante.

DORANTE

Quoi !

LE MARQUIS

La, la, la, la, lare, îa, la, la, la, la, la.

DORANTE

Je ne sais pas si...

LE MARQUIS

La la, la, la, lare, la, la, la, la, la, la.

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