SCÈNE I. — LA PRLXCESSE, AGLAXTE. CYNTHIE, PHILIS
CT>THIE.
Il est vrai, madame, que ce jeune prince a fait voir une adre-i^ non co'nmune, et que l'air dont il a paru a été quelque cho^e de surprenant. Il sort vainqueur de cette coun^e. Mais je doute fort qu'il en sorte avec le même cœur qu'il y a porté; car enfin vous lui avez tiré des trait* dont il est difficile de se défendre ; et, sans {wrler de tout le reste, la gràc'? de votre dan^e el la douceur de votre voix ont evi des charmes aujourd'hui à toucher les plus insensibles.
LA PRINCESjJB.
Le voici qui s'entretient avec Moron ; nous saurons un peu de quoi il lui parle. Ne rom|>ons point encore leur entretien, et prenons celte roule pour revenir à leur rencontre.
SCÈHE II. — EURYALE. ARBATE, MORON.
EIRVAI.E.
Ah! Moron. je te l'avoue j'ai été enchanté; et jamais tant de chsrmes n'ont frappé tout ensemble mes yeux et mes oreilles. Elle ««st adorable en tout temps, il est vrai, mais ce moment l'a emporté sur tous les autres, et des grâces nouvelles ont redoublé l'éclat de ses beautés. Jamais son \ iSdg» ne s'est paré de plus vives couleurs, ni ses yeux ne se sont armés de traits plus vifs et plus perçans. La douceur de sa