‹ Œuvres complètes de J.-B. Poquelin MolièreChapitre 53 sur 266 · ACTE I, SCËNK I · texte numérisé non relu

ACTE I, SCËNK I

ÉRASTE

Frotte d(y.ic, puisqu'il faut que j'en passe par là,

Le voulez-vous porter fait comme le voilà?

ÉRASTE

Mon Dieu! dépêche-toi.

LA MONTAGNE

Ce seroit conscience.

ÉRASTE, après avoir attendu.

C'est assez.

LA MONTAGNE

Donnez-vous un peu de patienc*.

ÉRASTE

Il me tue!

LA MONTAGNE

En quels lieux vous êtes-vous fourre?

ÉRASTE

T'os-tu de ce chapeau pour toujours emparé?

LA MONTAGNE

C'est fait.

ÉRASTE

Donne -moi donc.

LA MONTAGNE, laissant tomber le chapean.

Hai!

Le voilà par terre f Je suis fort avancé. Que la fièvre te serre !

LA MONTAGNE

Permettez qu'en deux coups j'ôte...

ÉRASTE

Il ne me plaît pa*.

An diantre tout valet qui vous est sur les bras, Qui fatigue son maître et ne fait que déplaire A force de vouloir trancher du nécessaire.

SCÈNE II. — ORPHISE, ALCIDOR, ÉRASTE, LA MONTAGNE. Ûrphise traverse le fond du théâtre, Alcidor lui donne la main.

ÉRASTE

Mais \ ols-jo pas Orphise ? Oui, c'est elle qui vient. Où va-t-elle si vite, et quel homme la tient ?

Il la salue comme elle passe, et elle en passant détourne la tète.

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