ACTE I, SCËNK I
ÉRASTE
Frotte d(y.ic, puisqu'il faut que j'en passe par là,
Le voulez-vous porter fait comme le voilà?
ÉRASTE
Mon Dieu! dépêche-toi.
LA MONTAGNE
Ce seroit conscience.
ÉRASTE, après avoir attendu.
C'est assez.
LA MONTAGNE
Donnez-vous un peu de patienc*.
ÉRASTE
Il me tue!
LA MONTAGNE
En quels lieux vous êtes-vous fourre?
ÉRASTE
T'os-tu de ce chapeau pour toujours emparé?
LA MONTAGNE
C'est fait.
ÉRASTE
Donne -moi donc.
LA MONTAGNE, laissant tomber le chapean.
Hai!
Le voilà par terre f Je suis fort avancé. Que la fièvre te serre !
LA MONTAGNE
Permettez qu'en deux coups j'ôte...
ÉRASTE
Il ne me plaît pa*.
An diantre tout valet qui vous est sur les bras, Qui fatigue son maître et ne fait que déplaire A force de vouloir trancher du nécessaire.
SCÈNE II. — ORPHISE, ALCIDOR, ÉRASTE, LA MONTAGNE. Ûrphise traverse le fond du théâtre, Alcidor lui donne la main.
ÉRASTE
Mais \ ols-jo pas Orphise ? Oui, c'est elle qui vient. Où va-t-elle si vite, et quel homme la tient ?
Il la salue comme elle passe, et elle en passant détourne la tète.