‹ Œuvres complètes de J.-B. Poquelin MolièreChapitre 61 sur 266 · SCÈHE II- - ALCIPPE, ÉRASTE · texte numérisé non relu

SCÈHE II- - ALCIPPE, ÉRASTE

ALCIPPE

Bonjour.

ÉRASTE, à part.

Et quoi I toujours ma flamme divertie * I

ALCIPPE

Console-moi, marquis, d'une étrange partie Qu'au piquet je perdis hier contre un Saint-Bouvain, A qui je donnerois quinze points et la main 2. C'est un coup enragé, qui depuis hier m'accable. Et qui feroit donner tous les joueurs au diable, Un coup assurément à se pendre en public. Il ne m'en faut que deux, l'autre a besoin d'un pic : Je donne, il en prend six, et demande à refaire ; Moi, me voyant de tout, je n'en voulus rien faire

' Pour : délouriKÎe de son but; du latin, divertere. Archaïsnio inusité depuis le xvii'^ sircle.

^ Le sel de oeit ■ aJmirable descripliou d'une partie de piiiuct consiste dans l'impossibilité de la comprendre, tant est Tèhémentit la fureur de celui ^ui Tient de perdre.

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