‹ Œuvres complètes de J.-B. Poquelin MolièreChapitre 96 sur 266 · SCÈNE I. — ARNOLPHE · texte numérisé non relu

SCÈNE I. — ARNOLPHE

îl m'est, lorsque j'y pense, avantageux sans doute D'avoir perdu mes pas, et pu manf^uer sa roule ;

133 L'ÉCOLE DES FEaiiiSS

Car enfin de mon cœur le trouble impérieux N'eût pu se renfermer tout entier à ses yeux ; Il eût fait éclater l'ennui qui me dévore, Et je ne voudrois pas qu'il sût ce qu'il ignore. Mais je ne suis pas homme à gober le morceau. Et laisser un champ libre aux feux * du damoiseau. J'en veux rompre le cours, et, sans tarder, apprendre Jusqu'où l'intelligence entre eux a pu s'étendre : J'y prends pour mon honneur un notable intérêt, Je la regarde en femme aux termes qu'elle en est ; Elle n'a pu faillir sans me couvrir de honte, Et tout ce qu'elle a fait enfin est sur mun compte. Éloignement fatal ! voyage malheureux 1

Il frappe h. sa porte.

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