Voyez le n° 1 du chapitre de la Ville, n
2. « Déposé son argent au trésor public pour une grande charge. » {Note de La Bruyère.)
3. Deux et une (pièces d'armoiries). Allusion aux trois fleurs de lis des Bourbons.
4. « Litre, ceinture funèbre. — C'est un droit honorifique qu'ont les seigneurs patrons-fondateurs, ou les seigneurs hauts-justiciers dans les églises qu'ils ont fondées ; ou qui sont de leur seigneurie. Il consiste à faire peindre les écussons de leurs armes sur une bande noire en forme d'un lé de velours, autour de l'église, taat par dedans que par dehors. Le droit de litre est des premiers droits honoraires. » {Dictionnaire de Trévoux.)
attendez du moins que le siècle s'achève sur votre race; ceux qui ont vu votre grand-père, qui lui ont parlé, sont vieux, et ne sauroient plus vivre longtemps. Qui pourra dire comme eux : « Là il étaloit, et vendoit très-cher =>*? » Les Saunions et les Crispins- veulent encore davantage que l'on dise d'eux qu'ils font une grande dépense, qu'ils n'aiment à la faire. Ils font un récit long et ennuyeux d'une fête ou d'un repas qu'ils ont donné; ils disent l'argent qu'ils ont perdu au jeu, et ils plaignent fort haut celui qu'ils n'ont pas songé à perdre. Ils parlent jargon et mystère sur de certaines femmes ; ils ont réciproquement cent choses plaisantes à se conter^ ils ont fait depuis jjcu des découvertes- ils se passent les uns aux autres qu'ils sont gens à belles aventures. L'un d'eux, qui s'est couché tard à la campagne, et qui voudroit dormir, se lève matin, chausse des guêtres, endosse un habit de toile, passe un cordon oii pend le fourniment, renoue ses cheveux, prend un fusil : le voilà chasseur, s'il tiroit bien. Il revient de
" Édition 5^
1. « Voyez-vous, diroit-on, cette Madame la Marquise qui fait tant la glorieuse : c'est la fille de M. Jourdain. Elle n'a pas toujours été si relevée que la voilà, et ses deux grands-pères vendoient du drap près de la porte Saint-Innocent. Ils ont amassé des biens à leurs enfants, qu'ils payent maintenant peut-être bien cher en l'autre monde... » (Molière, Bourgeois gentilhomme, III, 12.)
2. Faut-il chercher dans les Crispins et les Sannions autre chose que des types de gens sans naissance jouant les grands seigneurs? Les auteurs de clefs veulent que ce soient des allusions pei'sonnelles. Les Crispins, ce seraient les trois frères Charpentier, ou Mulot, ou Lepclletier; les Sannions désigneraient les Leclerc de Lesseville : cette dernière attribution a été acceptée par d'Hozier dans la Mémoire qu'il fit en i709, à la demande du roi, sur les véritables origines de MM. du Parlement. Les Lesseville étaient une famille de gens de robe, qui descendaient de riches tanneurs qui avaient prêté 20,000 écus à Henri IV après la bataille d'IvTy et avaient été anoblis par lui (voyez ïallemant, Historiettes, t. I").
nuit, mouillé et recru', sans avoir tué. Il retourne à la chasse le lendemain, et il passe tout le jour à manquer des grives ou des perdrix-'.
Un autres avec quelques mauvais chiens, auroit envie de dire : Ma meute. Il sait un rendez-vous de chasse, il s'y trouve; il est au laisser-courre ; il entre dans le fort, se mêle avec les piqueurs; il a un cor. Il ne dit pas, comme Mémdippe^ : Ai-je du plaisir? il croit en avoir. Il oublie lois et procédure : c'est un Hippolyte''. Ménandre, qui le vit hier sur un procès qui est en ses mains, ne reconnoîtroit pas aujourd'hui son rapporteur. Le voyez-vous le lendemain à sa chambre, où l'on va juger une cause grave et capitale? et il se fait entourer de ses confrères, il leur raconte comme il n'a point perdu le cerf de meute, comme il s'est étouffé de crier après les chiens qui étoient en défaut, ou après ceux des chasseurs qui prenoient le change, qu'il a vu donner les six chiens. L'heure presse ; il achève de leur parler des abois et de la curée, et il court s'asseoir avec les autres pour jugera
» Edition 7^
^ Dans les anciennes éditions : Hyppolyte.
<= Édition 7«.