Le texte ajoute : « à cause des sycophantes
3. Lignes omises : « Qu'il admire les hommes qui s'occupent des affaires publiques, et se demande ce qu'ils veulent; car le peuple est ingrat, et prend toujours parti pour qui lui donne. »
4. Le texte ajoute : « 11 dit: « Quand cessera-t-on de nous écraser avec « les armements maritimes et les cliarges publiques. » (Stiévenart.)
5. Thésée avoit jeté les fondements de la république d'Athènes en établissant Tégalité entre les citoyens. {Note de la Bruyère.) Le texte ajoute : « C'est lui qui a réuni les douze cités, et aboli la royauté. Aussi, par une juste punition, fut-il la première victime.»
[XXYII]. d'une tardive instruction.
// s'agit de décrire quelques inconvénients où tombent ceux qui, ayant méprisé dans leur jeunesse les sciences et les exercices^ veulent réparer cette négligence dans un âge avancé par un travail souvent inutile. Ainsi un vieillard de soixante ans s'avise d'apprendre des vers par cœur, et de les réciter à table dans un festin S où, la mânoire venant à lui manquer^ il a la confusion de demeurer court. Une autre fois il apprend de son propre fils les évolutions qu'il faut faire dans les rangs à droit'' ou à gauche, le maniement des armes^ et quel est l'usage à la guerre de la lance et du bouclier-. S'il monte un cheval que l'on lui a prêté, il le presse de Véperon^ veut le manier, et^ lui faisant faire des vultes ou des caracoles^ il tombe lourdement et se casse la tête. On le voit tantôt, pour s'exercer au javelot, le lancer tout un jour contre l'homme de bois ^, tantôt tirer de l'arc et disputer avec son valet lequel des deux donnera mieux dans un blanc avec des flèches, vouloir d'abord apprendre de lui, se mettre
^ C'est l'orthographe de La Bruyère.
\. Voyez le chapitre de la Brutalité. {Note de la Bruyère.)
2. La Bruyère omet ici quelques détails : « Pour fêter un héros, il se joint à de jeunes étourdis dans les courses au flambeau. L'invite-t-on au temple d'Hercule? Manteau bas, il saisit le taureau, il veut lui tordre le cou. Il entre dans les palestres, et le voilà luttant. Aux tréteaux des jongleurs, il ne bouge pas durant trois ou quatre intermèdes, pour graver des airs dans sa mémoire. Aux initiations bachiques, quelle coquetterie il étale aux yeux de la prêtresse! Il a des maîtresses, enfonce leurs portes, se fait rosser par un rival, et porte plainte. » (Trad. Sticvenart.)
3. Une grande statue de bois qui était dans le lieu des exercices pour apprendre à darder. {Note de La Bruyère.)
DE TIIÉOPHUASTE. 233
ensuite à l'instruire et à le corriger comme s'il étoit le plus habile. Enfin, se voyant tout nu au sortir d'un bain, il imite les postures d'un lutteur, et pur le défaut dliabitilde ^ il les fait de mauvaise grâce, et il s'agite d'une manière ridicule.